CAMEROUN :: APPEL DU MOUVEMENT RENAISSANCE DU PEUPLE SAWA AU PEUPLE SAWA :: CAMEROON

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NON AUX CHEFS TRADITIONNELS ALLOGENES A DUALA ET SUR TOUT LE TERRITOIRE DU LITTORAL ! OUI A LA MODIFICATION DU DECRET N° 77 / 245 DU 15 JUILLET 1977 PORTANT ORGANISATION DES CHEFFERIES TRADITIONNELLES !

Aujourd’hui, la Région du Littoral – plus précisément le Peuple autochtone sawa est à nouveau à la croisée des chemins.

Le Mouvement Renaissance du Peuple Sawa engagé dans la défense du peuple sawa et au cœur de l’actualité, publie l’APPEL ci-dessous concernant la situation des Chefs traditionnels sawa, grande ethnie du Cameroun qui connaît des heures décisives pour l’avenir de ses « US et COUTUMES. »

Ce texte appelle les SAWA (dirigeants associatifs – leaders d’opinion) et des amis du peuple sawa à intervenir auprès du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, pour la modification du décret N° 77 / 245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles.

Le peuple sawa était cité en exemple comme un peuple accueillant – un peuple qui accueille toutes les communautés du Cameroun sans distinction.

Vous êtes-vous rendu compte, fait unique dans l’histoire de la chefferie traditionnelle au Cameroun, seule la Région du Littoral subit les effets négatifs du décret de 1977 concernant l’organisation des Chefs traditionnels au Cameroun ! Décret qui autorise les étrangers à présenter des candidats au commandement traditionnel sur le Territoire sawa, dans la Région du littoral ! où sont les SAWA sur leur propre SOL ? Pourquoi seule l’identité allogène y est reconnue et représentée ? Et pourtant, le Cameroun est constitué d’ETHNIES …. Nous n’avons rien contre les allogènes bien au contraire. Ils sont des proches – des voisins. Ce sont des compatriotes.

Le chef de l’État, qui a annoncé à de nombreuses reprises son intention de valoriser les US et Coutumes au Cameroun, serait-il en train de devenir, sans jeu de mot, le talon d’Achille des US et Coutumes dans la Région du Littoral ?

L’heure est grave : l’Etat, avec le décret de 1977 concernant l’organisation des Chefs traditionnels au Cameroun dans ses articles 4 ; 5 ; 7 ; 8 ; 12 ; 15 ; 16 ; 17 ; 18 ; 20 ; 26 ; 28 ; 29 ; 30 ; 31 ; 33 et 35 vient de légitimer la disparition de l’ethnie sawa au Cameroun, en nommant des chefs traditionnels étrangers dans de nombreuses Tribus Sawa à la place des chefs traditionnels autochtones et cautionner de fait le pouvoir des allogènes sur la Région du Littoral ! La Région des Sawa.

Malgré l’émoi et la peur, les appels à la reconnaissance des US et COUTUMES se multiplient dans la communauté sawa. La tension monte chaque jour un peu plus et fait craindre un embrasement du pays d’ici les élections Régionales du 06 décembre 2020 ou dans les jours qui suivront les élections. Des chefs traditionnels sawa, les plus éminents juristes sawa, le peuple sawa, se sont exprimés ces derniers jours, parmi d’autres, pour en appeler à la RAISON ANCESTRALE.

Monsieur Le Président de la République, il est encore temps d’éviter le pire, ce décret est dangereux pour le peuple sawa, voire pour la démocratie régionale. Le Littoral ne devrait pas devenir un NOSO bis.

Considérant que le droit inaliénable à la protection des minorités ethniques n’est pas appliqué dans la Région du Littoral, alors même que la constitution camerounaise de 1996 prône ce droit pour la Nation « (PREAMBULE : LE PEUPLE CAMEROUNAIS : l’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ; »),

Considérant que les politiques successives de l’Etat camerounais et de la Région administrative du Littoral ont pour conséquence de vouloir effacer l’identité du Peuple sawa, constitue purement et simplement un « déni ».

Le maintien des chefs traditionnels allogènes dans la région du Littoral est une discrimination, et empêche les SAWA, reconnus comme ethnique autochtone, de vivre socialement sur leur territoire ancestral.

Il est fondamental que la République du Cameroun tienne les engagements qu’elle a pris solennellement au travers de la Constitution de 1996.

L’Etat du Cameroun se positionne à l’opposé de la protection des minorités ethniques, ne protégeant pas plus qu’il ne promeut les droits de la communauté sawa. Il bafoue les valeurs fondamentales que nous défendons, à savoir la reconnaissance et la défense des US et COUTUMES de la Communauté sawa.

Depuis les années 1960 ces droits sont niés : occupation, violences, annexion, apartheid… forment le quotidien de notre communauté, de tout un peuple, LE PEUPLE SAWA. Allez donc faire un tour du côté de Nkongsamba, Yabassi, Loum, Mbanga, Batanga etc, aujourd’hui, Douala, sous le regard, au mieux gêné, au pire complice de la République du Cameroun.

Depuis plus de 20 ans, plus précisément, depuis les « marches des Sawa » en 1996, les SAWA appellent à la reconnaissance de leur histoire et de leurs droits – surtout – leur droit à l’existence sur leur terre.

Or sans cette reconnaissance de l’identité autochtone sawa sur leur propre territoire, il ne sera pas possible de partager un avenir en paix, équilibré, juste et équitable pour toutes les communautés de la Région du littoral. Il est donc indispensable que l’identité de la communauté sawa, surtout comme matrice de la Région du littoral, soit reconnue afin d’avoir un présent et un avenir, justes et partagés !

Le temps nous est compté ! Grâce à votre implication, Sawa et amis du peuple sawa, nous irons défendre cette identité sawa auprès du Président de la République du Cameroun.

Citoyens camerounais, défenseurs des droits ethniques, amoureux de la liberté et amis du peuple sawa, ensemble, disons : CELA SUFFIT ! Il est temps que les SAWA recouvrent leurs droits ! Il est temps que les femmes, les hommes et les enfants sawa puissent vivre leur culture en toute liberté sur leur territoire historique. NON AUX CHEFS TRADITIONNELS ALLOGENES A DUALA ET SUR TOUT LE TERRITOIRE DU LITTORAL !

Au nom du Mouvement Renaissance du Peuple Sawa et de tous les amis de la communauté sawa, nous dénonçons le manquement de la République du Cameroun dans ses prérogatives constitutionnelles afférentes au respect des minorités ethniques reconnues, surtout de la communauté sawa – nous faisons appel à votre soutien pour défendre notre démarche.

Le seul objectif du Mouvement Renaissance du Peuple Sawa est que la communauté sawa soit respectée en tant que telle, que ses droits ne soient plus bafoués. Il s’agit de rétablir un juste équilibre avec les signes identitaires sawa, sans a priori et ce dans le cadre du destin commun de la République.

La communauté sawa n’a pas à avoir moins de droits et de devoirs que toute autre ethnie. Si la notion de la diversité ethnique au Cameroun a un sens pour vous, aidez-nous pour que nos doléances puissent être entendues.

En effet, le Mouvement Renaissance du Peuple Sawa est un mouvement apolitique dont l’objet est uniquement la défense de l’identité sawa, mais dans tous les aspects de la vie quotidienne : politique, économique, social et TRADITIONNEL.

Nous demandons à tous les SAWA en âge de voter, qu’à partir de janvier 2021, de s’inscrire sur les listes électorales – surtout leur participation à être candidats sur les listes des partis politiques et à toutes les élections !

Ils nous ont écartés de fait, faisant oublier que ce sont nos ANCÊTRES qui ont construit ce pays : Rudolf Duala Manga Bell, Ngosso Din, Dika Mpondo Akwa, Wilhelm Madola Dimalè, etc.

Sur la base de ces faits, nous vous prions d’intervenir auprès de son excellence, Monsieur Paul Biya, Président de la République, pour essayer de le convaincre, dans le respect de sa fonction, d’écouter son peuple et de modifier les articles ci-dessous qui posent problèmes et de permettre enfin la nomination des chefs traditionnels sawa suivant la procédure ancestrale, surtout, comme l’exige les US et COUTUMES de la communauté sawa.

Propositions pour la modification du décret N° 77/245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles.

Nonobstant les dispositions de l’article 3 ci- dessus, l’autorité compétente peut classer une chefferie traditionnelle au 1er ou 2ème degré, en raison notamment de son importante démographique et économique.

Les chefferies de 1er degré sont crées par arrêté du premier ministre, celles de 2ème degré par le ministre de l’administration territoriale et celles de 3ème degré, par le préfet.

Les consultations prévues aux articles 10 et 11 qui précèdent ont lieu au cours d’une réunion présidée par le préfet pour les chefferies de 1er et 2èmes degrés, et par le sous-préfet pour les chefferies de 3ème degré.

Les chefs de premier degré sont désignés par le premier ministre, ceux de 2ème degré par le ministre de l’administration territorial et ceux de 3ème degré par le préfet.

Les contestations soulevées à l’occasion de la désignation d’un chef sont portées devant l’autorité investie du pouvoir de désignation qui se prononce en premier et en dernier ressort Toutefois, la décision prise peut être rapportée, s’il est établi que l’autorité compétente à été induite en erreur.

(1) le chef peut démissionner de ses fonctions. (2) sa démission est acceptée par l’autorité investie du pouvoir de désignation.

Les chefs traditionnels portent un insigne distinctif, et éventuellement une tenue dont les caractéristiques sont déterminées par arrêter du ministre de l’administration territoriale. L’acquisition de cet insigne de cette tenue est à leur charge

Les autorités administratives portent chaque année leur appréciation sur l’activité des chefs traditionnels de leurs circonscriptions administratives, compte tenu notamment de leur efficacité, de leur rendement et du développement économique et social de leur territoire de commandement.

En cas de faute dans l’exercice de leurs fonctions, en cas d’inefficacité, d’inertie ou d’exactions à l’égard des populations, les chefs traditionnels encourent les sentions suivantes :

b) aux chefs de 2ème degré par le préfet, d’office ou sur proposition du sous-préfet ;

2° Le blâme avec suspension pendant 3 mois au plus de la totalité des allocations est infligé par le Ministre de l’Administration territoriale.

3° La destitution des chefs de 3è degré est prononcée par le Ministre de l’Administration territoriale, celle des chefs de 1er et 2ème degré est prononcée par le Premier Ministre.

Par dérogation aux dispositions de l’article 7 ci-dessus, certaines agglomérations urbaines peuvent être organisées en zones, quartiers et blocs par arrêté du Ministre de l’administration territorial, sur rapport des autorités administratives locales, compte tenu de leur importances démographique et lorsque les nécessités d’encadrement l’exigent.

Toutefois, le ministre de l’administration territoriale peut décider qu’une zone constituant antérieurement une chefferie traditionnelle soit maintenue en tant que telle, dans ce cas, la zone considérée bénéficie de la réglementation applicable aux chefferies de son degré de classement.

1° Les zones et les quartiers sont assimilés, du point de vue de leur fonctionnement et de leur administration, aux chefferies de 2ème et 3ème degré.

2° Les mode de désignation des chefs de zone, de quartiers et de blocs est déterminé par arrêté du Ministre de l’Administration territoriale.

Les chefs traditionnels qui exercent leurs fonctions dans les agglomérations urbaines réorganisées conformément aux dispositions de l’article 31 alinéa 1er ci-dessus, mais auxquelles ne s’applique pas l’article 31 alinéa 2 du présent décret, conservent leur statut coutumier à titre personnel.

Les chefs traditionnels sont, en principe, choisis au sein des familles appelées à exercer coutumièrement le commandement traditionnel. Les candidats doivent remplir les conditions d’aptitude physique ou mentale requises, à avoir autant que possible, lire et écrire.

Article 17 : la phrase ci-après : « Toutefois, l’Autorité investie du pouvoir de désignation peut autoriser le cumul de fonctions, notamment lorsque la personne intéressée réside sur le territoire de la Chefferie concernée. » à supprimer

Toutefois, l’autorité investie du pouvoir de désignation peut autoriser le cumul de fonctions, notamment lorsque la personne intéressée réside sur le territoire de la chefferie concernée.

2°- de concourir, sous la direction des autorités administratives compétentes, au maintien de l’ordre public et au développement économique, social et culturel de leurs unités de commandement ;

3° – de recouvrer les impôts de taxes de l’État et des autres collectivités publiques, dans les conditions fixées par la réglementation.

Indépendamment des tâches qui précèdent, les chefs doivent accomplir toute autre mission qui peut être confiée par l’autorité administrative locale.

Les Membres du Mouvement Renaissance du Peuple Sawa appellent tous les Sawa (dirigeants associatifs – leaders d’opinion) et les amis du peuple sawa en Afrique et ailleurs à relayer cet APPEL

2005 – 2020 camer.be


SOURCE: https://www.w24news.com

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