Cameroun-Sérail : Voici comment Louis Motaze fragilisé par les frasques d’Amougou Belinga (Jeune Afrique)

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Le magazine panafricain Jeune Afrique, évoque dans cet article les batailles des éléphants au sein du RDPC lors des prochaines élections régionales. Le ministre Motaze se serait retiré du processus parce qu’il avait été affaibli par les frasques de l’homme d’affaires Amogou Belinga, nous apprend le journal.

Lors des rencontres régionales du 6 décembre, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) sera le seul en lice dans les quatre départements de la région Sud, fief du chef de l’Etat, Paul Biya. Mais les tensions ne sont pas moins fortes au sein du parti au pouvoir lui-même.

Quatre départements. Quatre listes. Tous issus du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Dans la région sud, l’observateur occasionnel conclura aisément qu’il n’y a pas de suspens aux élections régionales du 6 décembre. Cependant, l’élection du futur président du conseil régional dont Paul Biya est originaire a en effet accru les tensions au sein du parti au pouvoir.

«Au-delà de Paul Biya, le Sud doit trouver un patron d’envergure qui puisse y tenir ses réseaux», résume un connaisseur du RDPC. Depuis la mort, en 2010 et 2019, de Ferdinand Léopold Oyono et Martin Belinga Eboutou, anciens éminences grises du chef de l’Etat, et l’emprisonnement du ministre Edgar Alain Mebe Ngo’o, la région est à la recherche d’un leader plus proche. du «patron», au cœur même du palais présidentiel.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et secrétaire national à la communication du RDPC, Jacques Fame Ndongo (69), tient le cordon. Il a l’oreille de Paul Biya et est déjà une véritable tour de contrôle pour le Sud, comme Jean Nkuete peut l’être pour l’Occident. Il a placé des proches sur les listes de candidats régionaux, comme Jean-Jacques Ndoudoumou, ancien directeur général de l’Agence de régulation des marchés publics.

Édouard Akame Mfoumou veut placer ses hommes
Mais Jacques Fame Ndongo n’est pas le seul à vouloir implanter ses réseaux dans le Sud pour briller à Yaoundé. Certes, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, semble en retrait, affaibli comme il l’est par les déboires du patron de Vision 4, Jean-Pierre Amougou Belinga. Le chef du cabinet civil du président, Samuel Mvondo Ayolo, qui a passé longtemps à l’étranger en tant qu’ambassadeur, n’était pas non plus directement impliqué.

Mais Édouard Akame Mfoumou (75 ans), ancien secrétaire général de la présidence et ancien ministre de l’Économie et des Finances, se considère cependant aussi comme le patron de la région. Frère cadet de Jean Foumane Akame, ex-conseiller de Paul Biya décédé en 2019, il a envisagé de se présenter au régional du département du Dja-et-Lobo afin de prendre la présidence du futur conseil. Mais certains proches l’ont finalement dissuadé.

« Akame Mfoumou est à la recherche d’un poste à Yaoundé, ministre d’État, secrétaire général du RDPC ou de la présidence …, commente notre source. Mais il a besoin de placer ses hommes dans le Sud ». Il s’appuie notamment sur Samuel Minko , ancien directeur général de Cameroon Airlines (candidat dans l’Océan, autour de son fief de Kribi) ou sur l’ancien ministre de l’Administration territoriale Samson Ename Ename (au Dja-et-Lobo).

Ce dernier, ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale (il a été limogé en 2008 après s’être opposé au président de l’Assemblée, Cavayé Yéguié Djibril), a également l’avantage d’avoir un lien direct avec Paul Biya, dont il est un proche parent. Les deux hommes sont originaires de Mvomeka’a (Dja-et-Lobo), où le chef de l’État a construit une résidence et l’occupe une partie de l’année.

Un « lion » en embuscade?
« La présidence devrait se jouer entre Samson Ename Ename et Samuel Minko », prédit un habitué des matchs du RDPC. D’autant plus que d’autres personnalités régionales, censées être candidates à ces élections, ne s’alignent finalement pas, comme l’ancien ministre et porte-parole des élites de la Vallée-du-Ntem, Emmanuel Edou, ou Guy Roger Zo ‘o Olouman , ancien délégué du gouvernement à la communauté urbaine d’Ebolowa.

Eric Gervais Ndo, ancien maire de la commune numéro deux d’Ebolowa et tête de liste à Mvila (département d’origine de Jacques Fame Ndongo), espère trouver une place dans la prochaine instance régionale, tout comme Emmanuel Mve Elemva, ex-capitaine de l’équipe nationale de football. Ce dernier est membre du comité central du RDPC et de sa délégation pour la région sud, aux côtés de Fame Ndongo et Édouard Akame Mfoumou.

Emmanuel Mve Elemva espère s’imposer comme leader de la Vallée-du-Ntem (dont Akame Mfoumou est également originaire) et succéder à l’ancien «patron» de ce département le plus au sud du pays, Emmanuel Gérard Ondo Ndong. Ce dernier, condamné en 2007 pour détournement de fonds publics à 50 ans de prison (peine réduite en 2014 à 30 ans), est actuellement détenu au Secrétariat d’État à la Défense (SED).


SOURCE: https://www.w24news.com

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