World news – World news – CAMEROUN :: Voici l’histoire de Elodie 63ème bénéficiaire du plan Monique :: CAMEROON – CAMEROON MAGAZINE – CAMEROUN INFO – CAMEROUN ACTU

0
33

L’injustice, la cruauté de la vie, un destin fracassant en permanence, c’est le sort de plusieurs enfants d’Afrique. Elodie n’y échappera pas.

Alors qu’elle était âgée de 8 ans seulement, élève en classe de cour élémentaire un (CE1), la mort lui arrache son seul parent. Sa maman décède en 2003 après une longue maladie.

Elodie n’a jamais connu son père. Sa maman la conçoit 9 ans plutôt en 1994 alors qu’elle était élève en 4ème année au lycée technique d’Abong-mbang.

C’est avec sa grand-mère qu’Élodie passera toute son enfance dans un petit village appelé Aminemekound, situé dans le département de haut-nyong, province du l’est Cameroun.

Elodie est plutôt très sage à l’école. Elle obtient son certificat d’étude primaire (CEP) au côté de sa grand-mère. Mais seulement, il n’y pas un établissement secondaire à Aminemekound et Élodie tenait à poursuivre ses études. Quoi de plus normal ! Elle n’était âgée que de 11 ans à l’époque.

Sa grand-mère la confiera alors à son oncle qui vit à Batouri, dans le département de la kadey, toujours dans la province de l’est Cameroun.

Au lycée technique de Batouri, Élodie commencera son cycle secondaire en habitant alors chez son oncle qui prenait soin d’elle le mieux qu’il pouvait. Elodie l’encourage beaucoup. D’abord par son assiduité à l’école et à la maison, mais aussi par ses résultats scolaires qui sont plutôt très bons. Alors qu’elle n’est âgée que de 15ans elle passe avec succès son certificat d’aptitude professionnelle ( CAP)en industrie d’habillement en abrégé (IH). Rappelons qu’il s’agit du premier diplôme de secondaire technique.

Le sort va encore s’abattre sur elle. La mort est cruelle; la mort ne prévient pas. Quand elle doit s’attaquer à une personne, elle s’en fiche des peines, des larmes et des souffrances qui vont suivre.

Comme sa maman 9 ans plutôt, c’est à son oncle que la mort s’en prend cette fois. Il décède en 2012 quand Élodie âgée de 17ans, élève en classe de première technique, doit affronter le probatoire. C’est alors que la vie de l’adolescente va prendre un coup et basculer.

Bouleversée par la mort de son oncle et la dureté de la vie qui s’en suit, elle va échouer son examen de probatoire cette année là. Elle trouvera heureusement pendant un temps refuge chez une tante qui habite la ville de Bertoua, chef lieu de la province de l’est.

Elodie va reprendre la classe de première, puisqu’elle a raté son examen après la mort de son oncle. Mais seulement, la classe de première technique est très chère. On demande beaucoup d’outils pour les séances pratiques et elle n’aura pas les moyens de se les procurer. Son oncle n’étant plus là.

Elle entame une petite activité commerciale pour financer elle-même ses études. Après quelques années sans fréquenter, elle reprend les études grâce à ses économies. Mais cette fois, elle abandonne la première technique à cause du coût des matériels pour s’inscrire en première génération littéraire où aucun outil n’est exigé, une fois l’inscription payée. Nous sommes en 2015 . À la fin de cette année scolaire, âgée de 21ans, elle obtient son probatoire A espagnol.

La tante d’Élodie est très accueillante; Il y a déjà beaucoup de monde dans la maison et ça devient invivable pour la famille et surtout pour le mari de la tante.

Elodie est alors obligée d’arrêter à nouveau l’école, d’aller louer une petite chambre pour y habiter et libérer la maison de sa tante. Elle continue son petit commerce qui consiste à acheter et revendre des vêtements de premier choix.

Quelques années après, elle décide à nouveau de retourner à l’école et s’inscrit en terminale pour l’année scolaire 2019/2020 ,malgré la grossesse qu’elle porte de son compagnon qui est un fonctionnaire dans la région. Celui-ci ne veut rien entendre de la grossesse et il souhaite simplement qu’elle fasse un avortement. Très dur pour Élodie.

Elle nous confiera dans un entretien : » je n’ai pas connu mon père, ma mère est morte quand j’avais 8ans, et mon oncle qui s’occupait de moi l’a suivie quelques années après. Sans père ni mère, je ne pouvais pas me permettre de tuer l’enfant qui était en moi « .

Puisqu’elle refuse d’avorter comme le lui demande le père de son enfant, celui-ci va simplement l’abandonner dans sa grossesse. Rappelons tout de même l’avortement est interdit aux Cameroun donc répréhensible par la loi. Il n’est autorisé qu’à quelques exceptions : l’inceste par exemple ou si l’accouchement met en danger la vie de la maman. Élodie ne se trouvait dans aucun des cas.

Pour Élodie c’est pas grave elle a son activité commerciale et compte bien suivre sa grossesse et s’occuper de son enfant. Mais la jeune fille ne sait pas ce qui l’attend.

Elle va vivre très difficilement sa grossesse; les problèmes de santé sont récurrents. Petit à petit , la jeune fille se retrouve sans plus un seul sou . Même son capital a été dépensé pour se soigner, elle accumule des mois de loyer impayés, elle peine à se nourrir et elle n’est qu’au milieu de sa grossesse.

Malade, sans argent, sans soutien, sans issue et désespérée, la jeune fille lancera un cri de détresse dans un groupe WhatsApp. C’est alors qu’un membre du groupe lui parlera de l’association  » les enfants Monique les fous de cœur »

Informée de ce cas de détresse, l’association les enfants Monique les fous de cœur va mettre à la disposition d’Élodie le plan Monique. Un protocole totalement gratuit de suivi, d’accompagnement et de prise en charge de toute femme enceinte en difficulté financière et d’aide à la scolarisation.

La jeune fille est désormais tranquille pour le suivi de sa grossesse. Elle va même fondre en larmes à l’annonce de ce protocole mis à sa disposition. Seulement, elle n’a rien pour survivre, encore moins préparer l’arrivée du bébé.

Une généreuse membre de l’association les enfants Monique les fous de cœur va alors lui donner un petit capital pour reprendre son activité et préparer la venue du bébé.

Le 17 juillet 2020, il est 23h environ quand un petit bout se libère de la mère et pousse son premier cri au centre de santé catholique « integre  » de nkolbikon. Élodie choisira de l’appeler Blessing ( bénédiction)

Les examens de baccalauréat commencent dans 4 jours. Précisément le mardi 21 juillet . À 25ans bien sonné, Élodie va demander à quitter l’hôpital plus tôt avec son bébé pour aller terminer sa préparation et affronter les examens.

Ce vendredi 11 septembre, à la radio nationale camerounaise, on est entrain de lire les noms des personnes admises au baccalauréat, session de juillet 2020. Le nom de notre jeune maman est dans la liste des admis. Elle va se dépêcher sur son téléphone pour envoyer un message d’information et de remerciement à l’association.

Plusieurs questions nous taraudent l’esprit malgré cette bonne nouvelle : qu’en est-il des autres enfants dans la même situation ? Et si Élodie n’avait pas rencontré notre main tendue à travers le plan Monique ? Que deviendront-elles Blessing et Élodie ? Élodie pourra-t-elle continuer les études en informatique comme elle le souhaite?Allons-nous agir ou la confier tout simplement à Dieu ?

Vous aussi vous pouvez agir, pour changer des vies et donner une chance à chacun d’entre eux, pour une société plus humaine.

World news – CAMEROUN :: Voici l’histoire de Elodie 63ème bénéficiaire du plan Monique :: CAMEROON

Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.

Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. It is mandatory to procure user consent prior to running these cookies on your website.


SOURCE: https://www.w24news.com

Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

Votre point de vue compte, donnez votre avis

[maxbutton id= »1″]