7 choses à savoir sur Kim Yo-jong, qui pourrait succéder à Kim Jong-un en cas de décès

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    Quel est vraiment l’état de santé de Kim Jong-un ? Selon un diplomate sud-coréen cité par le « Korea Herald », le leader nord-coréen aurait été placé dans un coma artificiel et sa sœur, Kim Yo-jong, serait prête à reprendre le contrôle de la Corée du Nord. De quoi relancer la machine à rumeurs.

    Vendredi, l’agence d’espionnage de Séoul a informé les dirigeants sud-coréens lors d’une réunion qu’un nouveau système de gouvernement semblait avoir été mis en place par Kim, dans lequel il partagerait l’autorité avec quelques-uns de ses plus fidèles collaborateurs, ajoute le média sud-coréen. Mais selon la National Intelligence Agency, ce changement ne semble pas être lié à un problème de santé majeur. Le diplomate sud-coréen Jang Sung-min affirme au contraire qu’aucun dirigeant nord-coréen ne confierait son autorité à une autre personne à moins qu’il ne soit trop malade pour gouverner ou qu’il ne soit destitué par un coup d’Etat. Affirmant qu’il a obtenu ces informations d’une source en Chine, Jang soutient que Kim Jong-un est dans le coma. Difficile pour l’heure de démêler le vrai du faux, donc.

    Mais en cas de décès, qui lui succéderait ? A priori, la dynastie des Kim, débutée avec Kim Il-sung, le grand-père de Kim Jong-un, se perpétuerait avec sa sœur cadette, Kim Yo-jong, qui serait en bonne place pour devenir la première « dictatrice » au monde. Car si elle venait à diriger la Corée du Nord, il ne faudrait pas s’attendre à un assouplissement de la part de celle qui est parfois qualifiée de « plus sanguinaire que Kim Jong-un ». Revoici son portrait, initialement publié le 27 avril 2020, alors que des rumeurs couraient déjà sur l’état de santé du dictateur nord-coréen.

    Selon plusieurs rapports et spécialistes, Kim Yo-jong aurait été promue à une position politique importante en décembre 2019, un poste équivalent à celui de vice-président. Le fait qu’elle succéderait à Kim Jong-un à sa mort aurait été à ce moment-là officialisé. « Kim Yo-jong a été officiellement nommé héritière en décembre 2019 par le comité central du Parti des travailleurs », a annoncé il y a quelques jours le quotidien japonais « Yomiuri ».

    Les deux enfants de Kim Jong-un sont par ailleurs beaucoup trop jeunes pour régner et son frère, Kim Jong-chol ne serait pas intéressé.

    Dans l’ombre, c’est elle qui orchestrerait les plans de communication de son frère depuis plusieurs années. En 2011, elle est nommée par Kim Jong-un au département de la communication étatique. La jeune femme, qui incarne une nouvelle génération de cadres du régime, s’attache alors à bâtir l’image de Kim Jong-un – dans l’ombre, puisque les médias d’Etat ne la citeront pour la première fois qu’en 2014, en marge d’un scrutin pour renouveler le Parlement.

    Fin 2014, signe d’une confiance absolue, Kim Jong-un la nomme vice-directrice de la propagande du régime. Dans le culte de la personnalité qu’elle forge autour de son aîné, elle s’attache à montrer un chef d’Etat bienveillant, accessible, à l’image de leur grand-père Kim Il-sung, fondateur du pays. Selon « The Guardian », elle encourage alors Kim Jong-un à visiter les foyers des humbles et à s’entourer de personnalités improbables telles que le basketteur américain Dennis Rodman.

    A l’inverse de son frère, elle ne souhaite pas prendre la lumière. L’une des premières images de Kim Yo-jong date du début de l’année 2012. Les Nord-Coréens la découvrent à la télévision d’Etat, en pleurs lors des funérailles de son père. Elle a alors autour de 23 ans, sa date de naissance exacte étant inconnue. Depuis, elle apparaît plus fréquemment lors des cérémonies. Elle avait par exemple accompagné son frère lors de la rencontre entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques de 2018.

    LIRE AUSSI > JO 2018 : qui est Kim Yo-jong, la femme la plus puissante de Corée du Nord ?

    La carrière de Kim Yo-jong est fulgurante. Le fait d’être la sœur du « chef suprême » de la Corée du Nord facilite sans doute les choses. Il n’empêche : à chaque étape de sa carrière, elle a donné satisfaction à Kim Jong-un, que l’on sait pourtant versatile et qui aurait déjà fait assassiner des membres de sa famille. Après des études en Suisse, cette diplômée en informatique qui parle plusieurs langues a grimpé les échelons jusqu’à sa nomination, en octobre 2017, au bureau politique du Parti des travailleurs de Corée, une instance de décision présidée par… son frère.

    Les informations sur sa vie privée sont largement invérifiables. D’après le « Guardian », elle aurait épousé début 2015 le fils du vice-président du Parti des travailleurs, Choe Ryong-hae, lui-même récemment promu à la puissante commission militaire du Parti, et serait mère d’une petite fille. Selon les sources, elle serait née entre 1987 et 1989. Elle est issue comme Kim Jong-un de l’union entre le précédent dictateur Kim Jong-il et sa troisième épouse, une danseuse nommée Ko Yong-hui, qui a également fait l’objet d’un culte de la personnalité.

    Outre sa présence lors de la rencontre historique entre les deux Corées au moment des jeux Olympiques, elle aurait joué – selon les spécialistes de la Corée du Nord – un rôle prépondérant dans le rapprochement entre Donald Trump et Kim Jong-un après l’escalade diplomatique au sujet de l’arme nucléaire. Et en mars dernier, elle avait félicité publiquement Donald Trump d’avoir envoyé à Kim Jong-un une lettre dans laquelle il espérait garder de bonnes relations bilatérales et proposait de l’aide pour faire face à la pandémie de coronavirus.

    Elle ne manie pas que la carotte, elle sait aussi jouer du bâton. Il y a un mois, pour l’une des premières fois, elle avait pris publiquement la parole à propos d’un exercice militaire à tir réel, qui avait ému les Sud-Coréens. Elle avait alors comparé leurs critiques aux « aboiements d’un chien effrayé ». D’un « roquet » en quelque sorte, pour reprendre les mots de Laurent Fabius.

    Comme son frère, qui est passé par plusieurs établissements avec un nom d’emprunt, Kim Yo-jong a étudié en toute discrétion et sous haute protection dans une école privée de Berne, en Suisse, avant de revenir en Corée du Nord à la fin des années 2000. Elle parlerait couramment anglais et français.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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