Actes de cruauté – Chevaux retrouvés morts et mutilés, le mystère reste entier – CAMEROON MAGAZINE – CAMEROUN INFO – CAMEROUN ACTU

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    En parler, c’est prendre le risque de faire des émules, de donner des idées malsaines à des esprits dérangés. Ne pas en parler, c’est non seulement nier l’inquiétude des propriétaires des animaux tués et les priver d’un surcroît de vigilance mais c’est aussi ôter la possibilité aux enquêteurs de tirer les fils de ces sordides affaires et d’opérer des recoupements pour les élucider.

    Car cela fait maintenant plus d’un an et demi, que des cas de chevaux victimes de morts violentes sont signalés dans une quinzaine de départements français. Des morts mystérieuses avec un dénominateur commun, tous les animaux – des chevaux principalement mais aussi des poneys, un âne et même un veau, samedi dernier – ont été amputés de l’oreille droite. Parfois de façon « professionnelle » mais pas toujours. D’autres mutilations ont également été constatées sur certains animaux : ablation ou lacération des parties génitales ; énucléation ; section de tout ou partie du museau… entre autres actes de cruauté.

    Qui ? Pourquoi ? À ce jour, les enquêtes ouvertes par les gendarmeries, relayées par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, n’apportent pas de réponse. Toutes les pistes sont ouvertes. De celle d’une secte, d’un cercle sataniste à celle d’un défi relayé sur Internet en passant par un trafic d’organes destinés à d’obscures pratiques ou croyances ou par l’œuvre macabre d’un ou de psychopathe(s)… Quant à la symbolique de l’oreille coupée, connue des aficionados de la tauromachie, elle ne délivre pas plus d’indices en l’état.

    Des témoignages, en revanche, émerge celui d’un éleveur de chevaux sportifs de Seine-Maritime dont le poulain a été gravement blessé.

    « Ces gars-là sont des gens qui connaissent les chevaux. Mon poulain c’est un lion, pour l’approcher c’est difficile. Ils les approchent facilement. »

    Dans la Somme, près de Dieppe, Pauline Sarrazin a tenu dans ses bras, jusqu’à la fin, la tête de Lady, sa jument mourante. En pleine journée, l’animal, « découvert entre 15 h 30 et 16 heures » a été horriblement mutilé. Chose étrange, explique la jeune femme, « aucune trace de sang n’a été retrouvée sur le sol ». Administratrice de la page Facebook, Justice pour nos chevaux, (près de 10.000 membres), Pauline Sarrazin espère que « cela fera avancer les choses pour que cela stoppe » le massacre car « l’enquête semble aujourd’hui au point mort ». Entourée de « super modérateurs », elle reste vigilante sur les dérives possibles, occasionnées par des dénonciations infondées. Et mène ses propres investigations du côté des mouvances obscurantistes tout en se penchant sur ce phénomène inexpliqué qui s’est produit dans les années 60 et 70 aux États-Unis où « plusieurs milliers d’animaux », des bovins surtout, ont été mutilés et tués. Les faits avaient alors alimenté les tenants de la cause… extraterrestre. « En Angleterre », une trentaine d’attaques survenues en 1992-93 « sont  restées également inexpliquées » rappelle Pauline Sarrazin. 

    Quant à savoir pourquoi ce sont plus particulièrement les équidés qui sont visés, Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à Grenoble qui vient de piloter une étude sur les auteurs d’actes de cruauté envers les animaux, explique que « c’est le 3e animal préféré des Français après le chat et le chien, il a une relation historique avec l’homme. Pour qui voudrait choquer la population, c’est un choix particulièrement judicieux. » 

    Dans plusieurs départements métropolitains situés plutôt dans le nord de la France (Aisne, Somme, Côtes-d’Armor, Vendée, Oise, Yvelines, Essonne, Jura, Seine-Maritime, Moselle…), une douzaine d’attaques ont été identifiées depuis fin 2019. Et c’est sans compter sur les faits survenus antérieurement, depuis 2018, 2 cas dans la Loire, 2 dans le Puy-de-Dôme…  Dans le Jura, quatre cas ont été signalés depuis la mi-août. Dans l’Yonne, une enquête a été ouverte hier après l’agression dans la nuit de lundi à mardi du président d’un refuge par des individus qui venaient de mutiler un de ses chevaux et deux poneys. Le portrait-robot d’un des deux agresseurs, âgés entre 40 et 50 ans, a été diffusé. Entaillé à l’avant-bras gauche avec une serpette, avant que les agresseurs ne prennent la fuite : « J’ai pu établir un portrait-robot Â», a déclaré le président, qui assure avoir vu son agresseur « Ã  100% Â».

    Probablement parce que les caméras coûtent cher, que pour des écuries surveiller tous les prés est un sacré budget…

    dans certains pays, ils installent des caméras pour identifier le passage de certains animaux sauvages. alors pourquoi pas le faire pour identifier les auteurs

    il faut que les maires fassent installer des caméras à proximité des lieux où il y a ces animaux et discrètes , visualiser les routes qui y mènent aux horaires où ça se produit ! il faut arrêter ce carnage.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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