Actualité mondiale – FR – L’homme qui aimait les femmes – François Truffaut – critique

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CINÉMA

Après un début fulgurant, le film de Truffaut privilégie une forme d’histoire aux devoirs littéraires, qui est un hommage aux femmes, mais le plus souvent les essentialise

Résumé: Bertrand Morane est ce qu’on appelle un homme à dames dans toute sa gloire Il collectionne les conquêtes comme un besoin vital L’univers d’amour et de séduction de Bertrand anime toute son existence à tel point qu’un beau jour il décide de raconter toute sa histoires dans un roman

Critique: Truffaut prolonge le personnage de Fergus, qui a manifesté son amour pour les femmes, dans le dernier volet de La mariée était en noir et offre à cette figure archétypale un film à sa mesure Ce long métrage, aux accents autobiographiques, n’est pas le portrait d’un coquin: Bertrand lui-même dit qu’il déteste cette catégorie d’hommes et l’une des femmes courtisées remarque qu’il cherche la compagnie du sexe opposé, comme si sa vie en dépendait D’où le rythme tourbillonnant des premières minutes: après une scène d’enterrement symbolique, l’histoire entremêle le marivaudage et le film policier Comme le narrateur baudelairien du poème «À un passant», le protagoniste cherche à retrouver ce charmant inconnu qui lui a jeté la foudre, jusqu’à ce qu’il simule un accident pour la revoir La quête amoureuse, capturée comme un thriller, se termine par une première erreur Comme Marivaux, Truffaut s’amuse à jouer sur les identités Qu’importe, Bertrand continue de suivre le chemin que lui dicte son désir et le spectateur le regarde, d’abord attentif au sort de ce héros Puis le personnage échappe à cette fuite incessante qui constitue son présent, pour s’intéresser à la réminiscence Le long métrage entame alors sa bifurcation majeure, favorisant la médiation de la littérature
Le protagoniste au phrasé précieux et à l’introspection naturelle était sans doute destiné à l’écriture autobiographique, le choix de l’histoire correspondant à une prédilection de Truffaut pour la narration, affirmée très tôt dans sa carrière, par des allusions (on se souvient de l’autel dédié à Balzac, dans Les Quatre Cent Coups), puis par des revendications beaucoup plus explicites à travers l’adaptation d’histoires (le roman La Mariée était en deuil pour William Irish, la nouvelle Les Virginales de Maurice Pons) ou l’utilisation d’une voix off (L’Enfant Sauvage, Les Deux Anglaises et le Continent)
On peut voir chez Bertrand un modèle du chauvin: il tente d’objectiver par son regard les catégories de femmes, sur des critères de physique et d’attitudes, l’homme apparaissant au centre, essayant d’orbiter chacune des conquêtes, en déclinant les invariants d’un  » éternelle féminine « qui se cristallise à travers quelques blasons, les jambes en particulier Dans cet homme implacable au regard triste, il y a l’idée même d’une fatalité, que le réalisateur documente selon une accumulation de scènes qui réduisent le plus souvent les femmes à la frivolité, comme une sorte de visualisation des aphorismes de Sacha Guitry
Qu’ils soient passifs, à la fois surpris et flattés, animés par une fausse colère, frisant l’envie, ou jaloux, ils ne sont là que pour être désirés, dans des situations qui relèvent parfois du vaudeville (l’une de ‘elle s’endort en attendant dans les escaliers) , le grotesque (un autre fait une prise de lutte à un salaud), l’absurde (la baby-sitter convoquée, quand il n’y a pas d’enfant à garder) Les signes d’hommage trop ostentatoire ont du mal à déguiser le regard phallocratique Les aventures sentimentales se succèdent, sans la sensation de répétition s’estompant après une bonne heure de tournage, avec, dans la mise en scène, un certain nombre d’affectations qui se veulent des sous-titres élégants et didactiques, prenant l’apparence d’aphorismes parfois médiocres (« quand on ne s’aime pas, on sont incapables d’aimer les autres.

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L’homme qui aimait les femmes

Actualités du monde – FR – L’homme qui aimait les femmes – François Truffaut – critique



SOURCE: https://www.w24news.com/news/actualit-mondiale-fr-lhomme-qui-aimait-les-femmes-franois-truffaut-critique/?remotepost=472488

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