AUTOMOBILE. Eric Mauffrey comme une évidence

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    En matière de sport, la part d’incertitude est à géométrie variable. La hiérarchie du rallye est d’abord régie par la puissance des montures. De ce côté-là, la Skoda Fabia de championnat de France d’Eric Mauffrey présentait toutes les garanties. Le bonhomme, qui a écumé tous les rubans de bitume et de sous-bois de France et de Navarre, aussi. Le numéro de l’auto (1) paraphant ce constat préalable. Bref, le favori l’a emporté et il n’y a pas eu grand monde pour contester sa suprématie sur un tracé conservé dans les grandes largeurs (quelques cordes différentes, un peu de ‘’ sale ‘’ et d’humide dans les passages en sous-bois mais pas de pluie). « L ’objectif de départ était de préparer notre retour en championnat de France au rallye du Mont-Blanc dans une semaine. Il ne fallait pas faire d’erreur, rouler propre, se remettre en confiance dans la voiture. Forcément, gagner apporte de la confiance. »

    Avec Antonin Mougin, Eric Mauffrey a trouvé un digne lieutenant. Le Haut-Saônois lui a même « piqué » le scratch de la dernière spéciale, privant « l’ancien » du Grand Chelem. Une performance de nature à le contenter avec une voiture récupérée à peine une semaine plus tôt (la Skoda Fabia de David Salanon). « Je suis content d’être à l’arrivée. On découvrait la voiture, j’ai dû accomplir 10 km autour de chez moi pour régler le siège, tout ça. On a progressé toute la journée, commencé à comprendre des choses », résumait le Vésulien.

    Eric Mauffrey, Antonin Mougin… Jusque-là, du grand classique. Ce qui aurait pu l’être un peu moins, c’est l’identité du troisième pilote sur le podium. Jordan Mougenot aurait dû être celui-là. Le Vosgien, qui prenait part à son premier rallye au volant, a épaté la galerie. Mais victime d’une erreur de pointage et pénalisé par les commissaires, il a vu son podium s’envoler (voir par ailleurs).

    C’est bien connu, le malheur des uns… Thierry Chkondali, heureux de retrouver le vrombissement des moteurs (il prendra part aux Hautes Côtes le week-end prochain puis au Lorraine dans trois semaines) ne l’était pas moins au moment de placer son capot sur le podium. « On y est allé progressivement et on a fait un super dernier tour. On récupère le podium, non pas à la régulière puisqu’on aurait dû être neuf dixièmes derrière Jordan. Mais c’est le règlement. Il m’a poussé dans mes retranchements et ce fut une belle bagarre malgré tout. »

    Au pied du podium, on trouve l’inusable et toujours pétillant Ludovic Jeudy. Patron du groupe F2000, le Haut-Saônois s’est mêlé à la bagarre des grosses autos.

    Dans le groupe A, le dernier mot est revenu au Belfortain Sébastien Bret. Guillaume Caritey, qui restait sur son succès au rallye de l’Ognon en novembre dernier, a jeté l’éponge, un tuyau de frein ayant lâché dans l’habitacle au passage d’une épingle. « Je n’ai pas voulu prendre le risque de repartir dans l’ES 4. Avec un problème de durite d’eau, tu crains pour ton moteur, avec les freins, tu crains pour la vie des autres », confiait le toujours sage pilote de Haute-Saône.

    Dans le groupe N, Laurent Poirot et sa Clio s’imposent alors que le duo Traglia (R3) a rencontré des problèmes moteur au pire moment, dans les derniers hectomètres.

    Quant à la morale de cette histoire, elle coule de source : le grand vainqueur de la journée était… le rallye, de retour dans les Vosges dans ce contexte sanitaire si pesant.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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