Bernard Cazeneuve raconte la manière dont il a vécu les attentats de janvier 2015

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    Le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, qui se sont déroulés respectivement les 7 et 9 janvier 2015, s’ouvre ce mercredi. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur d’avril 2014 à décembre 2016, a relaté ces journées sanglantes et leur gestion par l’exécutif dans son livre L’Epreuve de la violence. Invité du premier numéro de la saison de notre émisssion Affaire suivante ce dimanche, il a repris le cours de son récit.

    « La première image que je garde, c’est celle de mon arrivée au siège de Charlie Hebdo lorsque le drame vient de se produire et que les témoins sortent des locaux avec l’effroi dans le regard et en même temps leur immense tristesse qui se lit déjà », a-t-il débuté. Une seconde lui est alors venue en tête: « Au sortir de la prise d’otages de l’Hyper Casher, je me rends sur place pour féliciter les policiers du Raid et de la BRI qui sont intervenus très courageusement pour sortir les otages et dans leur regard – je ne vois que leur regard car ils sont masqués – je ne vois que la fierté, la colère, le courage qu’il leur a fallu. »

    Dans la matinée du 7 janvier 2015, Bernard Cazeneuve est dans son bureau Place Beauvau avec des responsables de la Ligue des Droits de l’Hommes qui lui expriment leurs réserves par rapport aux dernières dispositions de l’exécutif en matière de sécurité publique. « Au moment où je leur explique que le danger c’est l’extrême violence terroriste, mon directeur de cabinet entre et me dit qu’une tuerie est en cours à Charlie Hebdo et qu’il y aurait un grand nombre de victimes », a-t-il affirmé, enchaînant: « Je décide de me rendre sur les lieux. »

    Le 9 janvier, il suit les opérations des policiers d’intervention en direct par téléphone, au moment de l’assaut sur l’imprimerie de Dammartin-en-Goële où s’étaient retranchés les frères Kouachi, assassins des membres de la rédaction de Charlie Hebdo, comme lors de l’assaut donné autour de l’épicerie de la Porte de Vincennes contre Amedy Coulibaly, assassin de la policière Clarissa Jean-Philippe, preneur d’otages et assassin de quatre Français juifs. A l’issue de ces interventions, il va retrouver le président de la République François Hollande.

    « Je trouve le Président de dos dans son bureau devant l’écran de sa télévision. Il compte les otages comme le préfet de police l’avait fait avec moi au téléphone et nous comprenons alors que l’opération est terminée, que les otages ont été libérés. Nous avons alors une accolade le président et moi », a-t-il illustré dans notre studio.

    « Ce qui m’a habité alors est d’être à la hauteur des événements sans jamais être sûr d’y réussir. Et ce qui m’a aussi habité c’était la volonté que l’image renvoyée collectivement de notre pays était que nous montrions notre détermination collective à faire en sorte que la République reste debout. »


    SOURCE: https://www.w24news.com

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