Conflit entre Darmanin et Rousseau concernant les victimes de violences policières et celles d’« actions policières »

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La politique et ses références

La politique est un domaine où les références historiques et les figures emblématiques sont souvent utilisées pour se faire entendre. Lors d’un débat sur la police, la députée écologiste Sandrine Rousseau a pris la parole pour interpeller le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Mais au lieu de parler des actions policières, elle a choisi de rendre hommage aux victimes de ces actions. Cette démarche visait à dénoncer un éventuel deux poids deux mesures de la part du ministre.

Des échanges tendus

Lors de son intervention, Sandrine Rousseau a critiqué les « éléments de langage » utilisés par Gérald Darmanin après la manifestation en mémoire d’Adama Traoré, à laquelle elle avait participé malgré son interdiction. Le ministre, de son côté, avait qualifié certains députés d' »extrémistes qui crachent sur la tombe des policiers ». La députée écologiste s’est défendue en mettant en avant ceux qui manifestent au nom de la justice, bravant ainsi les interdictions. Elle a également pointé du doigt la Brav-M, une unité de police dont est issu le policier ayant tiré sur Nahel.

Des échanges sur Twitter

Gérald Darmanin a répondu à Sandrine Rousseau en se plongeant dans les archives de Twitter. Il a cité des tweets de la députée datant du 7 juillet et du 30 juin, dans lesquels elle exprimait ses opinions sur la police et les émeutes. Le ministre a ironisé sur ses déclarations, remettant en question sa vision du terrorisme et critiquant son opinion sur les pillages et la pauvreté. Il a conclu en rappelant à Sandrine Rousseau que ce sont ses électeurs qui la jugent, et non des figures historiques telles que Mandela et Gandhi.

Mots clés: politique, débat, police, victimes, Gérald Darmanin, Sandrine Rousseau, Brav-M, Twitter, émeutes, terrorisme.

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