Ça s’est passe un 2 juillet 2000 : Championne du monde en titre, l’Equipe de France de Zidane enchaîne avec un succès à l’Euro

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    Publié le
    02/07/2020 à 08:00
    , modifié le
    02/07/2020 à 13:03

    L’Allemagne de Beckenbauer avait réussi un Euro en 72 puis la Coupe du Monde 74. Mais la performance des Bleus, le 2 juillet 2000, reste unique. La meilleure Equipe de France de l’histoire, championne du monde en titre, bat l’Italie en finale du Championnat d’Europe des Nations, à Rotterdam. Des Bleus au sommet de leur art…

    Dans le petit stade coquet Jan-Breydel de Bruges, il faut monter tôt en tribune de presse pour se faire une place confortable. Ce France-Danemark qui marque le début de l’Euro en Belgique est d’autant plus attendu que les Français sont champions du monde en titre et ont donné une leçon tactique et technique aux anglais, chez eux, un an plus tôt. Et puis, si l’ossature défensive de l’Equipe de France n’a pas bougé, l’arsenal offensif, lui, a explosé ! Avec un Thierry Henry à maturité, un génial Nicolas Anelka et un goleador sans pitié, David Trezeguet. Du coup, les Bleus battent le Danemark 3-0, la République Tchèque 2-1. Malgré une défaite sans conséquence et accidentelle 3-2 contre les Pays-Bas, la France atteint les quarts de finale et retrouve l’Espagne de Raul et Guardiola. Mais Zidane et Djorkaeff douchent rapidement les espoirs de la Roja, battue 2-1.

    La demi-finale contre le Portugal, à Bruxelles, va nous mettre les nerfs à vif. Prolongation. Et puis le coup de patte de l’artiste… Le but en or de Zidane sur un penalty . 2-1. La France est en finale. Ce 2 juillet 2000, au stade de Kuip de Rotterdam, les Italiens affrontent les Français pour la première fois dans une finale inédite.

    Et tout semble sourire à la Squadra puisque Delvecchio trompe Barthez en première période et mène 1-0 jusqu’à la 90e minute. Sans un grand Fabien Barthez, Del Piero aurait pu aggraver le score deux fois. Arrive cette quatrième et ultime minute du temps additionnel…

    Barthez, loin de son but, dégage sur la tête de Trezeguet qui vient de remplacer Djorkaeff. Cannavaro battu, voit filer Sylvain Wiltord vers l’entrée de la surface de réparation. Le futur attaquant d’Arsenal emballe sa course avec son style caractéristique, croise son tir qui passe entre les jambes de Nesta et sous le ventre de Toldo. 1 partout. Tout est à refaire pour les Italiens qui avaient déjà ouvert le champagne dans les vestiaires…

    Prolongation. Desailly cède sa place à Robert Pirès et lui glisse : « Montre-nous de quoi tu es capable ! » Pirès n’en croit pas ses oreilles. Comme si Desailly ne l’avait jamais vu perforer les défenses anglaises en Premier League avec l’Arsenal de Wenger… Mais Marcel voulait juste motiver son coéquipier.

    Pirès sent qu’à dix contre onze, les Italiens sont au bord de la rupture. Et moralement, c’est la France qui gagne. Sur l’aile gauche, Pirès hésite à transmettre son ballon à Zidane, l’attaquant des Gunners a musclé son jeu depuis deux ans, comme lui intimait Aimé Jacquet en 98. Il se lance dans une série de dribbles effrénés, transformant Cannavaro en simple piquet. Au bout du suspens, son centre trouve David Trezeguet dont la reprise du pied gauche prodigieuse, légèrement reculée, trouve la lucarne gauche du gardien italien. C’est fini ! Nouveau but en Or pour les Bleus, vainqueurs de l’Italie par KO.

    La course folle de Trezeguet, Argentin et Français, comparse de Thierry Henry depuis longtemps, torse nu sur la pelouse de Rotterdam, restera l’une des images fortes de l’histoire du football français. Le plus drôle, c’est que David le bienheureux venait de signer à la Juventus Turin pour la saison suivante… Comme un pied de nez à des Italiens pétrifiés par l’incroyable scénario de cette finale. Tandis que les transalpins se regardent, incrédules et hébétés, Roger Lemerre, le sélectionneur français, s’embarque dans une sarabande sans fin avec ses maillots bleus. Le bonheur français s’attarde longtemps dans la nuit hollandaise. L’ivresse de la tribune de presse est incroyable comme celle des supporters français, venus nombreux en voisins.

    La maîtrise et l’assurance des Bleus ont marqué cet Euro, le deuxième remporté par la France après celui de Platini en 84… Au bout du bout de la nuit, avec une lucidité exemplaire, Didier Deschamps, capitaine aux plus de cent sélections, souffle 0 l’oreille de son coach qu’il met fin a sa carrière internationale, sur ce titre de champion d’Europe.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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