Cameroun-Assassinat de Lydienne à Kribi: que cache-t-on à la presse sur le lieux du crime ? Voici enfin les réponses

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    Les journalistes qui sont arrivés au lieu du crime où se déroulaient les opérations de reconstitution des faits de la mort de la jeune étudiante ont trouvé des gendarmes en colère contre la presse.

    Le jeudi, 31 Juillet ‘était le jour tenu secret pour la reconstitution des faits de la mort de Lydienne Taba dans le domicile du sous-préfet de Lokoundjé à Kribi. Certains gendarmes impliqués dans ’ l’enquête ont carrément désorienté les journalistes, leur disant que les auditions n’étant pas encore finies, et donc, on ne saurait déjà parler de reconstitution des faits. Pourtant, le même jour à 13 h, l’opération a débuté sur la scène du crime.

    L’arrivée des journalistes a créé aussitôt des tensions. Etant même encore en route, ils seront éconduits par un gendarme en civil. «Vous cherchez quoi?». Hurla t-il. Sans attendre une quelconque réponse, il poursuivit «le colonel ne veut pas voir la presse ici, montez’ et n’essayez pas de vous arrêter et je vous averti de ne pas insister». Les journalistes vont obtempérer en se tenant à 100 m environs du site ; deux gendarmes y seront d’ailleurs affectés, pour s’assurer qu’ils n’entreprennent rien de «suspect».

    Les opérations commencent avec l’arrivée du Préfet de l’Océan et du Procureur de la République. La scène du crime, un site a controverse. A traverse la barrière en planche du domicile incriminé, on peut apercevoir deux parasols où sont installés des personnes en civils, identifiées comme membres de la famille du sous préfet ayant pris leurs quartiers pour certainement compatir et apporter du soutien à leur fils éprouvé. Après de longues heures de travail, le préfet et le procureur se retirent, ensuite les gendarmes qui escortent le sous-préfet dans un pick up de la gendarmerie jusqu’à l’hôpital de district où il est gardé par deux gendarmes en suivant ses soins.

    Là encore, les journalistes qui ont suivi l’escorte seront à nouveau menacés. Pour , certains membres de la famille, c’est une indignation. « La chambre dans laquelle le coup de feu était partie est déjà soigneusement nettoyée, aucune trace de sang pouvant mieux orienter la reconstitution des faits ; et ta famille du sous préfet occupe normalement la maison comme si de rien ne s’est passé », déclare un membre de la famille.

    «On ne comprend pas pourquoi ce lieu n’a pas été scellé depuis le jour du forfait, pour protéger les éléments de preuve pouvant aider à la manifestation de la vérité ». S’interroge une autre source ayant participé à la reconstitution des faits. Les participants, selon nos sources, se contenteront du récit de monsieur de sous préfet qui indiquait qu’il était assis sur le lit nettoyant son arme, pendant que sa compagne faisait le ménage dans la chambre, lorsque le coup fatal est parti.

    Ce samedi, dernier jour de vie de Lydienne Taba, la sœur du sous-préfet Frank Derlin Eyono Ebanga, était pratiquement restée seule à la maison et renseignait les amis et curieux qui venaient aux nouvelles? Ce jour même, deux gendarmes avaient été postés dans ce domicile et plusieurs se disaient que c’était pour protéger l’intégrité de la scène du crime, comme cela est d’usage en matière criminelle. Quelques jours après, on n’a plus aperçu ces gendarmes, mais plutôt le nombre d’occupants qui avaient augmenté.

    source: https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/Assassinat-de-Lydienne-Kribi-que-cache-t-on-la-presse-sur-le-lieux-du-crime-532012

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