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« Cette découverte belge, une première mondiale, pourrait révolutionner les greffes d’organes : ‘Un nouvel espoir pour les patients' »

La révolution du microbiote : et si la clef de notre santé se trouvait dans notre ventre ? Une découverte révolutionnaire menée par Laure Elens et Laure Bindels (UCLouvain) devrait permettre de mieux cibler le traitement post-greffe et d’alléger les effets secondaires qui en découlent, notamment après avoir étudié de près l’influence du microbiote intestinal.

Une activité en baisse pour les centres de transplantation

Au cours des deux dernières années, l’activité des centres de transplantation a été fortement impactée par la pandémie de Covid-19. Certains moments de l’année ont même connu une chute de l’activité des cellules de don d’organes. En Belgique, 918 greffes d’organes ont été réalisées l’année dernière, mais 1 504 candidats restent en attente. Les patients ayant besoin d’un rein constituent le groupe le plus important. Le temps d’attente moyen pour une transplantation cardiaque est d’un an. Près de 40 % des personnes en attente d’une greffe en Belgique ne trouvent pas d’organe, ce qui souligne l’importance de la réussite d’une greffe.

Le dosage inapproprié du médicament anti-rejet

L’un des facteurs majeurs d’échec d’une greffe est un dosage inapproprié du médicament anti-rejet, le tacrolimus. Ce médicament est essentiel pour les patients greffés afin d’éviter le rejet de l’organe. Les chercheuses de l’UCLouvain se sont intéressées aux liens entre ce médicament, son dosage et le microbiote intestinal. Leur étude a révélé que la présence d’un microbiote augmentait la concentration du médicament dans le sang, ce qui diminuerait le risque de rejet de greffes. Les chercheuses ont également identifié deux genres de bactéries spécifiques associées à la diminution de la dose requise de tacrolimus.

Une avancée prometteuse pour les patients greffés

Les résultats de cette étude ouvrent de nouvelles perspectives pour améliorer le traitement post-greffe et réduire les effets secondaires. En adaptant le traitement du patient en fonction de son microbiote, il serait possible d’améliorer la prise en charge des patients greffés. Les chercheuses de l’UCLouvain espèrent que l’analyse du microbiote pourra être intégrée au niveau clinique dans les cinq prochaines années. Cette découverte belge, une première mondiale, représente un nouvel espoir pour les 10 000 personnes concernées par les greffes d’organes en Belgique.

Mots clés : greffes d’organes, transplantation, Covid-19, tacrolimus, microbiote, dosage, rejet, effets secondaires, traitement post-greffe, UCLouvain.

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