Comment « Big Little Lies » a réussi à dépeindre avec subtilité les violences conjugales

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    SÉRIE – La beauté, la richesse, les enfants en bonne santé, la maison magnifique. Sur le papier, le couple californien formé par Celeste (Nicole Kidman) et Perry (Alexander Skarsgård) de la série “Big Little Lies”, diffusée en 2017, ne peut que faire rêver. Mais la réalité est bien plus sombre.

    La série de HBO, diffusée sur TF1 à partir de ce mardi 25 août, avait été un succès critique puis d’audience aux États-Unis. Un casting parfait, une histoire haletante, une réalisation exigeante. Tous les ingrédients d’une bonne série. Ajoutez à ça une peinture nuancée et subtile des mécanismes des violences conjugales.

    Dans cette fiction de sept épisodes, qui réunit notamment Reese Witherspoon (“La Revanche d’une blonde”, “Wild”) et Shailene Woodley (“The Descendants”, “Divergente”), on plonge dans une ville où rumeurs et violences se cachent derrière villas de rêve et grosses voitures qui brillent.

    Sans révéler les ressorts de l’intrigue, cette série raconte un meurtre et des histoires de violences à l’égard des femmes (on le comprend dès les premières minutes du premier épisode). En particulier, celle de Celeste et Perry. Ce dernier, qui se dit fou amoureux de sa femme, fait preuve d’une violence, aussi bien psychologique que physique, sans limites à son égard. C’est un agneau qui se transforme en monstre en quelques secondes à chaque scène.

    Face à lui, Celeste, terrorisée, essaie aussi de contrôler autant que possible la situation, d’anticiper les réactions incontrôlables de son mari. Elle réplique, utilise le même langage que lui. Une femme victime de violences qui tente de riposter ou qui se conforme à ce qu’elle pense que son mari attend d’elle? Un mari violent qui peut donner l’image d’un père modèle pour ses enfants? Pour Celeste comme pour le spectateur, rien n’est vraiment clair. Et c’est avec cette zone grise que “Big Little Lies” parvient aussi à captiver, à mettre mal à l’aise et à interroger le spectateur.

    Une finesse dans l’interprétation et l’écriture qui a séduit même les spécialistes du sujet. Interrogé par nos confrères du HuffPost américain en 2017, Brian Pacheco, directeur d’une association d’aide aux victimes de violences conjugales saluait ainsi le travail de production.

    “J’ai été très impressionné par la volonté de HBO de dresser un portrait si délicat des réalités de la violence conjugale. […] Je pense que l’une des leçons à retenir est que nous ne savons jamais vraiment ce à quoi les violences conjugales ressemblent vraiment de l’intérieur. Les gens ne pensent pas que quelqu’un riche et beau, qui vit une vie a priori idyllique, peut faire face à quelque chose comme ça. C’est un nuage noir au-dessus d’elle qui n’est pas visible.”

    Au moment de la sortie de la deuxième saison de la série, en juin 2019, le Guardian rappelait que dans cette série, “la peinture nuancée de la maltraitance montre un contrepoint essentiel à une culture qui minimise constamment les victimes et leur humanité”. Un avis partagé par la version américaine de Glamour qui voyait en “Big Little Lies” “l’un des scenarii les plus nuancés de l’histoire récente de la télévision sur les violences sexuelles”. Un programme ambitieux en prime time sur TF1.

    À voir également sur Le HuffPost: La bande-annonce de la saison 2 de Big Little Lies



    SOURCE: https://www.w24news.com

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