Covid-19 : la ville de Boulogne-Billancourt entièrement sous masque

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    Ce mardi matin, à Boulogne-Billancourt, des affiches sur les poteaux de la ville indiquaient encore les principales artères concernées par le port obligatoire du masque, conformément à l’arrêté préfectoral entré en application le 10 août. Elles sont pourtant devenues caduques.

    Boulogne est aujourd’hui la plus grande ville d’Ile-de-France à généraliser cette mesure sur l’ensemble de son territoire, l’usage d’une protection restant partiel à Paris. Dans les Hauts-de-Seine, elles sont désormais deux communes à appliquer cette règle, avec Sceaux.

    À peine installé dans son bureau du 24 e étage de la préfecture de Nanterre, le préfet des Hauts-de-Seine Laurent Hottiaux a signé, ce lundi, un nouvel arrêté préfectoral élargissant l’obligation du port du masque dans les villes du département.

    « Nous souhaitons ainsi renforcer et rendre plus cohérentes les mesures de lutte contre la propagation du virus, alors que le département est concerné par une circulation active », souligne le nouveau représentant de l’Etat dans le département.

    L’arrêté préfectoral a été établi en concertation avec les communes, qui ont précisément défini les rues et lieux qu’elles souhaitaient voir concernées et par conséquent contrôlées. En termes de cohérence, la ville de Boulogne-Billancourt, la plus importante d’Ile-de-France après Paris, avec ses 118 000 habitants, a opté pour une couverture de son territoire à 100%. Stains, en Seine-Saint-Denis, avait été la première commune d’Ile-de-France dans ce cas.

    Ce mardi matin, aux abords du marché couvert, deux agents en uniforme effectuent une patrouille afin d’informer les passants des nouvelles directives. « Mais c’est uniquement dans certaines rues non ? » s’étonnent plusieurs personnes, qui se masquent en arrivant sur le boulevard Jean-Jaurès.

    « Je n’étais pas au courant », confirme Marine, kinésithérapeute boulonnaise et sceptique, malgré la recrudescence des cas positifs en Île-de-France. « Je trouve que c’est excessif de l’imposer partout. Dans les endroits clos, OK mais je n’ai pas l’impression que ça nous protège véritablement. »

    Le maire de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet (LR) assume, lui, ce choix, dicté par plusieurs nouvelles données. « On nous dit que la situation se dégrade, que le port du masque est un élément protecteur et les grandes villes de France optent les unes après les autres pour cette généralisation », explique-t-il. C’est notamment le cas de Nice et Toulouse.

    L’élu souligne également les particularités de sa commune. « J’ai 30 écoles et 30 crèches, poursuit Pierre-Christophe Baguet. C’est bientôt la rentrée et plutôt que de dire masque obligatoire dans telle ou telle rue, c’est beaucoup plus simple ainsi. Cela évite également toute contestation. »

    « Soit on le met partout, soit on ne le met nulle part, approuve Jean-Louis, 55 ans, l’un de ses administrés, technicien d’art. C’est une bonne chose que le port obligatoire du masque se fasse dans toute la ville. Il fallait tout le temps y penser et faire attention à chaque changement de rue. »

    Comme lui, Étienne, consultant en informatique, pense que cette décision est « logique » afin d’apporter une réponse « simple et efficace » à la crise sanitaire. « En plus, ce n’était pas facile de repérer les rues, où le port était obligatoire si on n’était pas de la ville. Au moins, là, on arrête de se poser des questions », ajoute ce quadragénaire résidant à Boulogne-Billancourt.

    Reste que plusieurs villes des Hauts-de-Seine n’ont pas encore suivi l’exemple de Boulogne, même a minima. C’est notamment le cas de Bagneux, Bois-Colombes, Asnières ou encore Courbevoie – à l’exception du quartier de La Défense – qui ne sont pas concernées par l’annexe de l’arrêté préfectoral.

    Dans ces villes, le port du masque est obligatoire uniquement sur les marchés et vide-greniers. « La préfecture nous a demandé de lister les rues très fréquentées et nous n’en avons pas », justifie Marie-Hélène Amiable, maire (PCF) de Bagneux. « Mais nous prenons des arrêtés communaux à chaque rassemblement ponctuel, poursuit-elle. Et nous allons demander au préfet s’il peut étendre son arrêté à l’ensemble des groupes scolaires du département. » C’est notamment le cas, depuis ce lundi, à Neuilly-sur-Seine, dans « toutes les zones situées au droit des sorties des établissements scolaires », selon l’arrêté préfectoral.

    À Asnières, la municipalité explique être en train de « finaliser la liste des lieux attirant du monde et où la distanciation n’est pas possible ». « L’absence de la ville de l’arrêté préfectoral n’est absolument pas liée à une opposition au port du masque que nous encourageons fortement puisque nous avons déjà organisé deux campagnes de distribution de masques en tissu », tient à préciser Manuel Aeschlimann, le maire (LR) d’Asnières.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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