Donald Trump accepte la nomination républicaine et se déchaîne contre Biden

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    PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE – Les adversaires pour la présidentielle américaine sont désormais officiellement investis. Donald Trump a accepté ce jeudi 27 août de représenter les républicains le 3 novembre 2020 pour “l’élection la plus importante de l’histoire” des États-Unis, au cours de laquelle il affrontera le démocrate Joe Biden, attaqué à plusieurs reprises pendant le discours du républicain. 

    Donald Trump a commencé son discours en adressant quelques mots aux victimes de l’ouragan Laura, qui a fait 6 morts en Louisiane. Il a ensuite remercié sa famille, avant d’entrer dans le vif du sujet, dans un discours en accord avec la politique qu’il a mené lors de son premier mandat, vantant son bilan et présentant les États-Unis comme “la torche qui illumine le monde entier”. 

    “Je me tiens devant vous honoré par votre soutien, fier des progrès incroyables que nous avons réalisés ensemble au cours des quatre extraordinaires années passées, et plein de confiance pour le futur brillant que nous allons construire pour les États-Unis au cours des quatre prochaines années”, a commencé Donald Trump, avant d’accepter “avec un cœur plein de reconnaissance et un optimisme sans limites” la nomination pour tenter un second mandat.

    À moins de 70 jours de l’élection, le discours du président américain clôture une convention républicaine organisée sous forme de véritable show Trump, partiellement virtuel en raison du Covid-19. Mais pour cette dernière soirée, plus d’un millier de personnes se sont retrouvés sur les pelouses de la Maison Blanche transformées en scène de meeting politique, avec deux gigantesques écrans où les noms Trump et Pence et le slogan “Make America Great Again!” brillaient dans la nuit.

    En début de soirée, quelques centaines de manifestants “Black Lives Matter”, de nouveau mobilisés après les tirs d’un policier contre Jacob Blake, s’étaient rassemblés devant la Maison Blanche pour crier leur colère et exiger le départ de Donald Trump. 

    Mais celui-ci, fidèle à sa réthorique, a répété qu’il avait plus “pour la communauté afro-américaine” que tous ses prédécesseurs, et plus que Joe Biden “en presque sept ans”. Sans mentionner directement Jacob Blake, il s’est contenté de dénoncer les ”émeutes et la violence” dans des villes “toutes dirigées par les démocrates, comme Kenosha, Minneapolis (où George Floyd a été tué, NLDR), Portland, Chicago et New York.”

    Le rival démocrate n’a d’ailleurs pas été épargné par le président républicain, provoquant par moment les rires du public.  Devant ses supporters, Donald Trump a affirmé que Joe Biden, loin d’être “le sauveur de l’âme” du pays, serait le fossoyeur de “la grandeur de l’Amérique”. 

    Il a dénoncé la “faiblesse” de son adversaire, résumant son bilan à une série de “trahisons” et de “gaffes”, et le présentant comme une marionnette de la “gauche radicale”. “Il a passé toute sa carrière du mauvais côté de l’histoire”, a-t-il lancé en évoquant l’ancien vice-président de Barack Obama, élu pour la première fois au Sénat il y a près d’un demi-siècle.

    “Personne ne sera en sécurité dans l’Amérique de Biden”, a ajouté le milliardaire républicain dans un contexte de superposition de crises – sanitaire, économique, sociale – et de tensions raciales qui rendent l’issue du scrutin du 3 novembre imprévisible.

    Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu dans de nombreux États clés, Donald Trump répète que les enquêtes d’opinion ne reflètent pas l’état d’esprit de l’Amérique et se dit convaincu qu’il créera la surprise, comme en 2016.

    Mais sa gestion de la crise du coronavirus, qui a fait plus de 180.000 morts aux États-Unis, pourrait bien lui coûter une partie de ses électeurs. Car les Américains n’apprécient guère la façon dont Donald Trump gère cette crise sanitaire sans précédent. Selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 58,2% désapprouvent sa réponse face à la pandémie (38,7% approuvent).

    Dans son discours devant la Maison Blanche, devant un parterre d’un millier d’invités qui n’ont pas vraiment respecté les gestes barrières, Donald Trump a cependant affirmé que les États-Unis allaient “vaincre le virus et la pandémie” et en ressortir “plus forts que jamais”.  

    “Pour sauver le plus de vies possible, mon administration a une approche très différente (de celle de Joe Biden, NDLR). Nous nous appuyons sur la science, les faits, et les données scientifiques”, a assuré Donald Trump, avant d’affirmer que les États-Unis étaient en possession de “trois vaccins en phase finale” de tests. 

    “Nous mobilisons le génie scientifique de l’Amérique pour concevoir un vaccin en un temps record”, a-t-il affirmé. “Nous produirons un vaccin avant la fin de l’année, et peut-être même plus tôt!”, a-t-il lancé dans une allusion à une possible annonce de taille avant le scrutin présidentiel où il briguera donc un second mandat de quatre ans.

    À voir également sur Le HuffPost: À la convention républicaine, Trump et son administration ont décidé de ne pas montrer l’exemple

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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