DOSSIER. « Charlie Hebdo », Hyper Cacher : nos articles sur le procès des attentats de janvier 2015

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Quarante-neuf jours d’audience, 171 tomes de procédure, 14 accusés, 200 parties civiles, 94 avocats… Le procès des attentats de « Charlie Hebdo », de Montrouge et de l’Hyper Cacher s’est ouvert le 2 septembre devant la cour d’assises spéciale de Paris. Retour sur les deux premières semaines d’audience.

« L’Obs » a assisté au premier jour du procès devant la cour d’assises spéciale de Paris. Cinq ans après les tueries de « Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, familles des victimes, rescapés et accusés se font face dans un tribunal tout entier mobilisé pour l’affaire.

Au deuxième jour d’audience, jeudi 3 septembre, les juges ont examiné la personnalité des accusés. Parcours hétéroclites de délinquance, accidents de vie et mise à distance du terrorisme… Le procès des attentats contre « Charlie » et l’Hyper Cacher a véritablement débuté.

Citée comme témoin de personnalité, la sœur d’Hayat Boumeddiene a révélé avoir reçu en octobre 2019 un appel téléphonique de sa sœur. Jusque-là, seuls quelques éléments laissaient penser que l’épouse religieuse d’Amedy Coulibaly était encore vivante. Elle est jugée en son absence par la cour d’assises spéciale.

Au quatrième jour du procès des attentats de janvier 2015, la cour d’assises spéciale a visionné les photos et les vidéos de la tuerie de « Charlie Hebdo ». Un épisode essentiel mais glaçant. Plusieurs membres de la rédaction du journal ont dû quitter la salle.

Au cinquième jour d’audience, la cour d’assises spécialement composée entend les témoins et les victimes de la tuerie. Parmi elles, les proches de Frédéric Boisseau, premier mort de ces journées de janvier.

Dans des témoignages poignants, les rescapés du journal ont pris la parole devant la cour d’assises. La dessinatrice Coco a désigné les coupables : « les Kouachi, leurs complices et ceux qui ferment les yeux sur l’islamisme ». « Ceux qui sont morts ont compris ce qui leur est arrivé », a ajouté la chroniqueuse judiciaire Sigolène Vinson, redonnant vie à « l’humanisme et à l’intelligence » des disparus.

Retraçant les menaces qui les visaient depuis la publication des caricatures, plusieurs journalistes de l’hebdomadaire satirique, dont Riss et Patrick Pelloux, ont dénoncé « ceux qui ont préparé le terrain à l’attentat de 2015 ». Dans leur collimateur : intellectuels et journalistes qui contestent le danger de l’islam politique et négligent la liberté d’expression.

Au septième jour d’audience, les proches des disparus de « Charlie » étaient appelés à la barre. Ils ont témoigné de leur souffrance, de leurs plaies encore ouvertes et sans cesse ravivées par les polémiques sur le journal. Ils ont aussi fait revivre l’esprit et l’humour des disparus.

Au 8e jour du procès des attentats de janvier 2015, la famille de l’économiste et chroniqueur Bernard Maris et celle du dessinateur Tignous ont évoqué les mois et années de l’après-attentat. Tous ont décrit la place prise désormais par les disparus.

Mercredi 2 septembre, devant la cour d’assises spéciale de Paris, s’ouvre le procès des attentats de « Charlie Hebdo », de l’Hyper Cacher et de Montrouge. L’audience doit durer dix semaines.


SOURCE: https://www.w24news.com/news/dossier-charlie-hebdo-hyper-cacher-nos-articles-sur-le-proces-des-attentats-de-janvier-2015/?remotepost=267423

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