États-unis. Jacob Blake, dernière victime des violences policières racistes

    0
    59

    Un policier de Kenosha, dans le Wisconsin, a tiré sept fois dans le dos de cet Africain-Américain désarmé sous les yeux de ses enfants. Nouvelle explosion de colère contre le « fléau systémique » dénoncé par Black Lives Matter.

    Les violences policières racistes se suivent et se répètent aux États-Unis. Jacob Blake, un jeune père de famille africain-américain de 29 ans, en est la dernière victime. Il a reçu dimanche soir à Kenosha, Wisconsin, une rafale de sept balles dans le dos devant ses enfants alors qu’il regagnait sa voiture. Très grièvement blessé, il a été transporté dans un hôpital de Milwaukee, où il séjourne depuis entre la vie et la mort. Trois mois après l’assassinat de George Floyd, cette nouvelle « bavure » suscite une émotion énorme dans la cité et dans tout le pays.

    Une nouvelle fois la scène a pu être filmée par un riverain depuis l’autre côté de la rue. La vidéo est accablante pour le comportement des forces dites de l’ordre. On y voit la victime contourner une automobile grise, poursuivie par deux policiers. Au moment où l’homme tente d’entrer dans le véhicule, l’un d’entre eux l’attrape par le T-shirt, avant de pointer son arme vers son dos puis de tirer. On y entend sept coups de feu retentir tandis que hurlent des témoins horrifiés.

    Trois des enfants de la victime étaient dans la voiture au moment des faits. « Ils ont vu un flic tirer sur leur père. Ils seront traumatisés à vie. Nous ne pouvons pas laisser les policiers violer leur devoir de nous protéger. Nos enfants méritent mieux ! » a aussitôt réagi l’avocat des droits civiques Benjamin Crump, qui défend les familles d’Ahmaud Arbery, de Breonna Taylor et de George Floyd, soit trois victimes des meurtres racistes commis ces derniers mois par des policiers qui ont bouleversé l’opinion aux États-Unis et dans le monde.

    La police dit avoir été alertée d’un « incident domestique » sur la voie publique, vers 17 heures, dans un quartier résidentiel. Des voisins affirment que Jacob Blake tentait de séparer une bagarre entre deux femmes. Soit une altercation qui ne saurait en aucun cas justifier une intervention policière musclée et encore moins l’exécution sommaire pratiquée par l’un des deux policiers. Comme dans le cas de George Floyd, la police brandit des antécédents judiciaires de la victime pour tenter de justifier l’usage de la force létale. Elle fait valoir qu’une agence indépendante serait chargée de mener une enquête sur les circonstances exactes du drame. « Les policiers impliqués ont été mis en congé administratif », a indiqué le département de la Justice du Wisconsin.

    La diffusion de la vidéo a aussitôt provoqué des manifestations, comme à Minneapolis en juin. Elles ont parfois dégénéré, dans un contexte social très tendu, en bataille rangée avec la police. Des centaines d’habitants ulcérés ont décidé en effet de réclamer justice et de fustiger ces nouvelles violences policières, à l’endroit où elles se sont produites. Le gouverneur démocrate du Wisconsin, Tony Evers, a condamné la fusillade, pointant « ce que l’on sait déjà avec certitude » et c’est que Jacob Blake « n’est pas le premier Noir ou la première personne noire à avoir été abattu, blessé ou impitoyablement tué par des personnes chargées de l’application de la loi dans notre État ou notre pays ».

    Le recours aux armes est le premier niveau de réponse des policiers états-uniens « alors qu’il devrait être le dernier », souligne dans un récent rapport l’association Amnesty International. « Arrêtez le massacre », clament en substance les militants du mouvement Black Lives Matter (La vie des Noirs compte) après le nouveau forfait policier dans le Wisconsin. Ils revendiquent qu’enfin un tournant soit pris pour venir à bout de ce « fléau systémique ».

    L’enjeu des inégalités de droit et de revenus parcourt ce 2ème numéro de la revue «Travailler au Futur» entièrement consacré au travail des femmes en France.

    A la découverte d´une célèbre inconnue : Elsa Triolet. A l´occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition L´Humanité consacre à la…

    Petit essai philosophique sur le coronavirus. Pendant la pandémie du coronavirus les soignants soignent, les gendarmes gendarment…

    Après la violence de ce que nous avons dû endurer, qui nous frappe encore et le monde entier avec nous, il ne faut pas « la jouer petit bras »…

    Voici un petit livre de combat pour la banlieue en général et Aubervilliers en particulier : il balaie avec force les clichés sur les territoires « mis au ban »

    UNE PLONGEE DANS FERRAT INTIME Dix ans après sa mort, la mémoire de Jean Ferrat reste vive parmi ceux, très nombreux, qui l’ont aimé.

    Sans le dissocier de l’ensemble des mouvements sociaux et citoyens, Patrick Le Hyaric, directeur de L’Humanité, tente ici une analyse du mouvement…



    SOURCE: https://www.w24news.com

    QU’EN PENSEZ-VOUS?

    LEAVE A REPLY

    Please enter your comment!
    Please enter your name here

    Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

    [gs-fb-comments]

    [comment-form]

    Votre point de vue compte, donnez votre avis

    [maxbutton id= »1″]