Gérald Darmanin va démissionner samedi de son mandat de maire de Tourcoing

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    S’aimer comme on se confine : « Il n’avait pas envie de venir et maintenant on va rompre »

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    Son successeur sera élu lors d’un conseil municipal en septembre, dont la date exacte n’est pas encore fixée. Le ministre de l’intérieur continuera à siéger au conseil.

    Par Laurie Moniez Publié aujourd’hui à 03h57, mis à jour à 10h38

    Fin d’une séquence trop longue pour les Tourquennois ? Après plusieurs semaines de flou, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a finalement annoncé lundi soir à l’Agence France-Presse (AFP) et à La Voix du Nord qu’il démissionnerait samedi 29 août de son mandat de maire de Tourcoing (Nord) pour ne plus cumuler les deux fonctions. Selon l’AFP, sa démission sera remise samedi après la célébration de son mariage en secondes noces en mairie. Son entourage a confié au Monde que le conseil d’installation de son successeur pourrait se tenir le 7 septembre.

    Nommé ministre le 6 juillet, M. Darmanin n’avait pas tout de suite quitté son fauteuil de maire de Tourcoing, ville où il avait été réélu avec 60,89 % des voix au premier tour des élections municipales le 15 mars. Ce qui provoquait les critiques de l’opposition municipale. « C’est assez inacceptable pour une ville de 100 000 habitants d’être politiquement en stand-by, soupirait ainsi Franck Talpaert, conseiller municipal d’opposition, à la tête du groupe Ambition commune. On a besoin d’un maire qui prépare la rentrée, mais c’est le calme plat. »

    Même lassitude chez les élus écologistes locaux qui lui reprochaient son absence : « Il laisse traîner car il a peur de se faire démissionner de Beauvau, mais c’est méprisant pour les Tourquennois qui ont besoin d’un maire investi et à plein temps », estimait Katy Vuylsteker. La conseillère municipale Europe Ecologie-Les Verts (EELV) était persuadée que l’élu, visé par des accusations de viol, attendait de voir si Jean Castex allait le maintenir au sein de son gouvernement. La cour d’appel de Paris a en effet ordonné, mardi 11 juin, la reprise des investigations au sujet d’une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance qu’il aurait commis en 2009.

    Elu maire de Tourcoing par son conseil municipal le 23 mai, Gérald Darmanin avait jusqu’ici conservé les deux casquettes, contrairement à la pratique en vigueur pour tous les ministres. Le président de la République et le premier ministre l’avaient en effet autorisé à exercer ses deux fonctions « pendant un temps et vu les circonstances exceptionnelles » liées à l’épidémie de Covid-19, à condition de ne pas cumuler les rémunérations. Gérald Darmanin s’était pour cela engagé à ne pas toucher son indemnité de maire.

    Pourtant, le 9 juillet, il confiait au micro de RTL que « la sécurité des Français demande un ministre à 100 % ». Et, s’il avait bien démissionné du conseil régional des Hauts-de-France dès le 8 juillet, il semblait moins pressé de quitter son hôtel de ville. Au début de l’été, il avait tout d’abord annoncé la nomination d’un nouveau maire d’ici fin juillet. Finalement, le 31 juillet, il écrivait dans un Tweet que « le conseil municipal d’installation du nouveau maire de Tourcoing se tiendra après la période estivale, fin août », précisant qu’il continuera de siéger au sein du conseil municipal.

    Mi-août, l’opposition tourquennoise lance sur les réseaux sociaux un avis de recherche : « Ville de 100 000 habitants cherche son maire de toute urgence. »

    A Tourcoing mais aussi à la métropole lilloise, le ministre avait surtout brillé par son absence, notamment lors de l’élection du nouveau président de la Métropole européenne de Lille le 9 juillet. Mi-août, l’opposition tourquennoise lance sur les réseaux sociaux un avis de recherche : « Ville de 100 000 habitants cherche son maire de toute urgence. » Franck Talpaert s’explique : « On dénonce ce que l’on a connu avec le précédent mandat : la gouvernance de quelqu’un qui n’est pas présent mais qui dirige tout depuis Paris. » De leur côté, les écologistes pointaient du doigt son absence au dernier conseil municipal mi-juillet, jour de vote du budget.

    Qui lui succédera à Tourcoing ? Gérald Darmanin devrait annoncer le nom de son favori début septembre : son premier adjoint, Jean-Marie Vuylsteker, son adjoint aux finances, Salim Achiba, ou la jeune adjointe multicasquette et vice-présidente au conseil départemental du Nord Doriane Becue ? Quel que soit le nom de son successeur, M. Darmanin n’a pas l’intention d’abandonner totalement sa ville. « Mon cœur reste à Tourcoing : je suis toujours élu de notre ville et je redeviendrai maire dès ma mission nationale terminée. #Tourcoing », a-t-il écrit sur Twitter lundi.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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