Julien Da Costa (ERC Endurance) : « Ce seront mes dernières 24 Heures Motos »

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    Au cours de votre carrière de pilote d’Endurance, vous avez précédemment piloté pour des marques telles que Kawasaki, Honda, Suzuki et BMW. Comment expliquez-vous cela ?

    « J’ai toujours eu de bonnes relations avec les teams managers. J’ai toujours été droit dans mes bottes. Je m’entends bien avec tout le monde et je suis quelqu’un d’entier. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours voulu que tout soit clair dans ma relation avec les équipes. C’est aussi important de bâtir une relation de confiance avec les teams managers et ses coéquipiers. L’un amène l’autre. Je n’ai jamais été trop fidèle en moto. Je n’ai jamais voulu rester au même endroit pour éviter l’accoutumance et de tourner au rond. J’ai toujours voulu tout apprendre et tout voir. Je pense que c’est pour ces raisons que j’ai pu défendre les couleurs de toutes ces marques. J’ai presque fait le tour. »

    « C’est une des motos qui manquait à mon tableau de chasse. La Panigale, c’est un autre monde. Comme pour une Ferrari en automobile on sent le gène de la course. Elle est faite pour ça et est adaptée à la route. Ces machines sont pointilleuses à régler et si on n’a pas les bonnes personnes dans le stand pour nous aider à les adapter à ce type de course, on peut tourner en rond. Elle n’a qu’une course dans les roues. C’est une moto adaptée à des pneus Pirelli à la base et pas du tout préparée pour l’Endurance alors il y a beaucoup de choses à faire mais elle est assez rapide d’emblée. On a beaucoup d’espoirs en cette moto. On est parti d’une feuille blanche avec les Michelin. Si on arrive à être constants en course je pense qu’on pourra compter sur elle. »

    Vous êtes âgé de 38 ans et comptez 18 participations aux 24 Heures Motos dont trois victoires, deux podiums et une pole position. Comment imaginez-vous la suite de votre carrière en Endurance ?

    « C’est une question qui me trotte dans la tête depuis un moment. J’ai beaucoup réfléchi. Je suis arrivé tôt en Endurance et dans la compétition moto. Il y en a que ça n’use pas, moi je me sens moins motivé. J’ai perdu quelque chose au fil du temps. J’ai déjà amorcé l’après carrière et ce seront mes dernières 24 heures motos. Je veux que ça se passe bien et après je passerai à autre chose.
    Je suis pilote de développement Dunlop depuis plusieurs années et je vais devenir technicien de pneus pour les teams dans différents championnats. J’ai déjà débuté avec Kenny Foray qui est aussi pilote de développement pour Dunlop. »

    « J’aimerais revenir en arrière mais sans rien changer car je ne regrette rien. J’aimerais recommencer cette vie là car elle est magnifique. C’est beaucoup de sacrifices et on risque parfois notre vie néanmoins ça a été du pur bonheur. C’était une vie de rêve. On faisait du sport, on avait du temps libre, on participait à des courses prestigieuses et on gagnait de l’argent. Qu’est-ce qu’on pouvait demander de plus ? »

    À l’issue des qualifications, la Ducati Panigale #6 a réalisé le cinquième temps grâce à un chrono moyen de 1’37’’529. Rappelons que Julien Da Costa fera équipe avec Randy De Puniet et Louis Rossi.

    PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT BUGATTI, 24 HEURES MOTOS, MERCREDI 26 AOÛT 2020, ESSAIS LIBRES PRIVES. Julien Da Costa au guidon de la Ducati Panigale #6 du Team ERC Endurance.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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