La Chèvre (France 4) Quels acteurs auraient dû tenir les rôles de Gérard Depardieu et Pierre Richard ?

    0
    29

    Pour sa deuxième réalisation, cinq ans après Le Jouet, Francis Veber avait à l’esprit un duo brinquebalant, formé par Lino Ventura et Jacques Villeret. Mais les planètes n’étaient pas alignées : le premier ne voulait pas du second pour partenaire, puis refusa aussi de donner la réplique à Pierre Richard, appelé à la rescousse. Quand ça veut pas… Alors Pierre Richard évoque Gérard Depardieu, qui venait de triompher au côté de Coluche dans Inspecteur la Bavure. Éclair de génie ! Le réalisateur se donne un dîner de réflexion : « Quand Pierre mange, c’est spectaculaire Il se salit, mais salit aussi les vêtements de ses voisins. Depardieu, couvert de lentilles, le regardait, abasourdi. Là, je me suis dit que ce couple fonctionnerait à merveille ! » Bien vu, mais Veber n’imaginait pas à quel point son binôme allait frôler le sublime dans cette grande vadrouille mexicaine. 

    Les Fugitifs (France 3) Concours de pets, acteurs dissipés… Quand les acteurs rendent fou Francis Weber

    À l’écran, Pierre Richard est François Perrin, modeste comptable, mais poissard exceptionnel, un champion de la scoumoune. Exactement comme la fille de Bens, son patron, portée disparue au Mexique. Prêt à tout pour la retrouver, l’industriel accepte la théorie abracadabrantesque du psy de l’entreprise : envoyer son comptable Perrin au Mexique pour qu’il connaisse le même itinéraire de malchance ! Campana, un détective baroudeur, interprété par Depardieu, sera son chaperon. Même s’il ne croit pas à cette théorie fumeuse, le fin limier accepte et doit ravaler sa fierté, car Perrin sera officiellement le chef d’équipe. Campana n’est pas au bout de ses surprises. D’autant que la déveine semble avoir changé de camp…

    Le grand blond avec une chaussure noire (France 3) : Pierre Richard recalé par la production !

    Écrit avec une précision de montre suisse, le scénario enchaîne situations irrésistibles et bons mots, sans jamais chercher l’effet, à l’inverse de toutes les comédies qui font du sur-jeu la norme. Veber innove : « Un acteur comique qui joue drôle, c’est un pléonasme. » Explication :  » Il est important de revenir à une noblesse du cinéma d’humour, c’est pourquoi j’ai demandé à mes acteurs de sous-jouer, de jouer quotidien, à plat. »

    Jusqu’à présent, Pierre Richard avait fait de son corps un précieux allié. Ses grandes enjambées, ses grimaces étaient sa signature, des gimmicks au succès garanti :  » Je rêvais d’un personnage comme Perrin, d’une drôlerie qui ne viendrait pas de la seule mécanique du gag. Dans La Chèvre, le comique jaillit des caractères et des situations. Veber nous demande non pas d’être drôles et d’utiliser nos tics, mais d’être sincères « , s’enthousiasmait- il. Pas de nez rouge, même s’il s’agit, ici encore, du classique duo de l’auguste et du clown blanc. À l’écrit seulement. Car, devant la caméra, le génie de Depardieu, à qui Veber avait écrit un emploi limité de faire-valoir, entre en scène. « Au fur et à mesure du tournage, j’ai vu son personnage s’épanouir, trouver dans son rôle des nuances, des subtilités que je ne soupçonnais pas. » Le public fera un triomphe à ce nouveau couple de comédie. Et La Chèvre de monsieur Veber de rejoindre celle de monsieur Seguin au Panthéon de notre patrimoine culturel.



    SOURCE: https://www.w24news.com

    Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

    Laisser un commentaire

    Votre point de vue compte, donnez votre avis

    [maxbutton id= »1″]




    LEAVE A REPLY

    Please enter your comment!
    Please enter your name here