La Ch’tite Famille (TF1) Dany Boon : « La famille du film est à l’image de ma propre famille »

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En 2008, la France découvrait les gens du Nord, et même, pour beaucoup, le mot « ch’ti ». Est-ce une fierté d’avoir fait changer le regard sur votre région ?

Dany Boon : C’est une grande fierté, bien sûr. Je ne m’attendais pas que ce soit à ce point-là. J’ai même douté que le film fonctionne ailleurs que dans le Nord. Je me souviens que j’avais fait un sketch A s’baraque et en ch’ti qui avait surtout marché dans la région. C’est parce qu’il y avait plein d’idées préconçues que je l’ai écrit. J’y suppliais les gens de partir en vacances dans le Pas-de-Calais en disant : « C’est génial, en juillet-août, il n’y a personne, même nous on s’en va ! »

Vous voilà donc de retour dans le Ch’Nord, pour une comédie avec une famille bien gratinée. Qui aime bien caricature bien ?

La famille du film est à l’image de gens que je connais et de ma famille. Le trait est un peu grossi, mais pas tant que ça, contrairement à certains de mes sketchs. Quand je montre cette famille, avec Gus et Louloute, incarnés par mes amis Guy Lecluyse et Valérie Bonneton, je peux vous certifier que ma mère s’exprime comme eux. D’ailleurs, quand Line Renaud, qui joue à nouveau ma maman, dit de Constance : « Elle a l’air beaucoup moins peau de vache en vrai qu’en photo », c’est une phrase de ma mère !

Je ne me suis jamais posé la question. S’il en existe un, c’est le sens de l’autodérision. Il y a aussi beaucoup d’humilité.

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Votre personnage, le très snob Valentin, rejette sa famille parce qu’il n’assume pas ses origines populaires. N’avez-vous jamais été tenté, aussi, de gommer votre accent en arrivant à Paris ?

Non, parce que j’avais un truc instinctif, je savais que j’étais drôle comme ça avec mes origines, avec mon histoire. Je me disais tant pis si ça ne marche pas ou moins bien. J’ai toujours pensé que ce qui est fédérateur c’est de parler des autres à travers soi.

Tout à fait. À 50 ans passés. C’est le film de la maturité, en tout cas, celui de la sincérité. Je me suis mis à nu. Il ne pouvait en être autrement. C’est ainsi que j’ai répondu, entre guillemets, à la pression du succès. Pas d’avoir fait 20 millions d’entrées, mais d’avoir plu autant. Je me suis dit, si je fais un autre film sur les Ch’tis, il faut que ce soit d’une grande sincérité et que le film emmène les gens dans le rire, mais aussi dans l’émotion. On ne peut le faire que si l’on se livre. J’évoque ici les relations avec mes figures paternelles. Mon père m’a aimé, mais il ne comprenait pas ma fibre artistique, pour lui, j’allais être clochard.

Pierre Richard est de l’aventure : vous ne l’avez pas choisi uniquement pour ses origines ch’tis ?

Je suis fan de lui depuis toujours. Quand il a dit oui, j’étais très heureux. J’ai ajouté des scènes pour lui. Quand il arrivait sur le plateau, je disais à tout le monde : « Vous avez vu, c’est Pierre Richard ! » Même à lui, je lui ai dit : « T’as vu, t’es Pierre Richard ! » Comme Raymond Devos, il fait partie des figures paternelles avec lesquelles je me suis construit. 



SOURCE: https://www.w24news.com/news/la-chtite-famille-tf1-dany-boon-la-famille-du-film-est-a-limage-de-ma-propre-famille/?remotepost=271171

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