La mise en garde du préfet de police avant le retour des gilets jaunes

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POLICE – C’est censé être leur grand retour, et Didier Lallement ne veut pas voir le passé se reproduire. Ce samedi 12 septembre, des gilets jaunes ont appelé leurs sympathisants à descendre à nouveau dans les rues de Paris, après des mois sans action d’ampleur. Mais la préfecture de police, elle, n’entend pas les laisser semer le désordre dans la capitale. 

Des interdictions de manifester ont ainsi été prises concernant les alentours des lieux de pouvoir. “Il ne peut pas y avoir sur les Champs de destructions, de chaos”, a donc prévenu le préfet de police au micro de BFMTV, évoquant un “besoin de sérénité” réclamé par les élus, les habitants du quartier et les commerçants du secteur. 

Au plus fort de la contestation des gilets jaunes, c’est sur la “plus belle avenue du monde” que le mouvement s’est pourtant fait entendre, des heurts majeurs éclatant avec les forces de l’ordre. Raison pour laquelle les manifestations y ont été interdites depuis l’entrée en fonction de Didier Lallement, réputé comme étant un préfet à poigne n’hésitant pas à recourir à l’intervention des forces de l’ordre plutôt qu’à la médiation. 

Ce samedi 12 septembre, au matin de la possible démonstration de force des militants contre la vie chère et le gouvernement d’Emmanuel Macron, c’est depuis l’avenue du VIIIe arrondissement que le préfet de police a évoqué une “vitrine” nationale qu’il était essentiel de protéger. “Donc j’ai interdit ces manifestations.” 

“J’entends parler de dictature, mais je note qu’il y a des possibilités de manifestation à condition qu’elles se passent pacifiquement, qu’il n’y ait pas de destructions”, a-t-il ajouté au petit matin, alors que certains périmètres ont effectivement été délimités par les autorités pour permettre à un éventuel cortège de se former et de défiler. Un cortège s’élancera de la place de la Bourse, au centre de la capitale, l’autre de la place Wagram, à l’ouest.

#Circulation | Samedi 12 septembre, 4 manifestations se dérouleront à Paris. Des restrictions de circulation seront mises en place dans plusieurs secteurs de la Capitale.🔎 Consultez et téléchargez la carte 👇https://t.co/4lXjPQSnvxpic.twitter.com/lHbcBQyx1u

Ce samedi 12 septembre, des mesures ont également été prises par le ministère de l’Intérieur en vue de limiter le risque de violences policières. Ainsi, de nouvelles grenades de désencerclement censées être moins dangereuses seront utilisées par les forces de l’ordre, et les tirs de lanceur de balles de défense seront supervisés. 

2.300 personnes ont indiqué qu’elles entendaient participer au rassemblement sur les Champs-Elysées, et 7.000 se sont montrées intéressées, selon la page Facebook de l’événement. De source policière, 4.000 à 5.000 manifestants sont attendus à Paris, dont 1.000 personnes potentiellement violentes.

Sans donner de chiffres globaux sur les effectifs mobilisés, le préfet a évoqué un dispositif “approprié”, “important”, avec de “la mobilité et de la réactivité”, notamment grâce au déploiement de 160 motards des brigades de la répression de l’action violente (BRAV-M).

À voir également sur le HuffPost: Macron interpellé par des gilets jaunes en marge du 14 juillet 

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SOURCE: https://www.w24news.com

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