Le Mali est-il notre Afghanistan ?

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Ces derniers temps, Emmanuel Macron avait de plus en plus de mal à le supporter. Lorsqu’il appelait son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », c’était systématiquement pour lui remonter les bretelles : les pratiques douteuses, il faut y mettre fin, les diatribes anti-françaises de l’opinion publique, il faut les dénoncer, l’accord de paix avec les groupes armés, il faut le mettre en œuvre…

A l’autre bout du fil, le vieux crocodile orgueilleux et susceptible ne laissait rien paraître. Mais sitôt raccroché, il laissait éclater sa fureur. On ne traite pas ainsi un ami de la France ! Macron avait beau insister, « IBK » faisait la sourde oreille. De guerre lasse, au ministère des Affaires étrangères, les conseillers en oubliaient toute retenue diplomatique. « IBK » ? « Une planche pourrie. »

Alors, quand, dans la nuit du 18 au 19 août, des militaires renversent le président à Bamako, Paris ne lève pas le petit doigt. Dans une note adressée le 19 août à nos ambassadeurs dans le Sahel, le Quai-d’Orsay entérine même sa chute :


SOURCE: https://www.w24news.com

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