Le parolier et scénariste Jean-Loup Dabadie, passionné des mots de la vie, est mort

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    Le parolier et scénariste, entre autres activités, s’est éteint, dimanche 24 mai, à Paris à l’âge de 81 ans après avoir mis son art au service de Michel Polnareff ou Julien Clerc, Claude Sautet ou Yves Robert.

    Par Bruno Lesprit Publié aujourd’hui à 00h44, mis à jour à 09h36

    Il aimait trop les mots – et surtout les bons – pour choisir parmi les plaisirs qu’ils peuvent prodiguer. Parolier prolifique, scénariste, dialoguiste, mais aussi journaliste, écrivain et traducteur (recension non exhaustive), Jean-Loup Dabadie est mort, dimanche 24 mai, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e), à l’âge de 81 ans. Sans occuper le devant de la scène, cet homme éternellement souriant et élégant, à la conversation délicieuse et drolatique (il était encore un imitateur né) sous ses fausses allures de grand bourgeois coincé du 16e, tint une place de premier rang dans la chanson et la comédie grand public nationales. Des arts dits simples et légers, mais qui comptent paradoxalement parmi les plus difficiles qui soient, dans lesquels ce charmeur à l’insouciance intranquille excella sans céder à la vulgarité.

    Très sensible à la critique, soucieux de reconnaissance, Dabadie aura tout de même connu son moment de gloire personnelle, le 10 avril 2008, quand il fut élu à l’Académie française, près de vingt ans après avoir essuyé un échec. Son admission marqua une date pour la vénérable institution qui, pour la première fois, admettait un saltimbanque en son sein. L’écrivain et critique Frédéric Vitoux, qui prononça le discours de réception, nota avec à propos que « ce n’est pas un fauteuil qu’il aurait dû occuper, mais quatre ou cinq, ceux de scénariste, de parolier, d’auteur de sketches, de romancier, de dialoguiste… »

    Un inventaire des contributions de Dabadie à notre mémoire collective, plutôt celle des baby-boomeurs pour être exact, est de fait fastidieux. C’est sa plume que l’on retrouve derrière quelques-unes des plus grandes chansons de Michel Polnareff (Dans la maison vide, Holidays, Lettre à France) ou de Julien Clerc (Le Cœur trop grand pour moi, Ma préférence ou ce slow infernal qu’est Femmes, je vous aime). C’est aussi elle qui brille dans un diptyque aussi savoureux que celui que signe Yves Robert en 1976-1977 avec Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, ou dans d’autres fleurons de fantaisie comme La Poudre d’escampette (Philippe de Broca, 1971) ou Le Sauvage (Jean-Paul Rappeneau, 1975).

    Sans oublier les films du cinéaste qui l’auront révélé dans le registre de la comédie dramatique, un oxymore taillé pour Dabadie. De 1970 à 1974, le scénariste accompagna Claude Sautet pour Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, César et Rosalie et Vincent, François, Paul… et les autres, grands classiques de la rediffusion illuminés par Romy Schneider et par Michel Piccoli. Mort douze jours avant son ami, mardi 12 mai, le grand acteur employait pour qualifier Dabadie le mot-valise de « mélancomique ».

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    Source: https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/05/25/la-mort-du-scenariste-et-parolier-jean-loup-dabadie-passionne-des-mots-de-la-vie_6040620_3382.html

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