Le Parti socialiste lance son congrès dans un entre-deux identitaire

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Le premier secrétaire, Olivier Faure, doit défendre, dimanche lors du conseil national du PS, sa stratégie d’union avec les écologistes face à plusieurs responsables qui craignent une disparition du parti.

Par Sylvia Zappi Publié aujourd’hui à 03h07, mis à jour à 06h16

Olivier Faure va donner le coup d’envoi du congrès du Parti socialiste (PS), dimanche 13 septembre, lors du conseil national, réuni à la Maison de la chimie à Paris. Convoqué pour se tenir à la mi-décembre, le rendez-vous risque de manquer de passion tant la ligne unitaire prônée par le premier secrétaire du PS est partagée par de nombreux élus et militants face à des courants devenus inexistants. Il ne fait pas de doute que le député de Seine-et-Marne sera candidat à sa succession. Le congrès pourrait être aussi l’occasion de s’interroger sur ce qu’est devenue l’identité socialiste, deux ans après le naufrage du quinquennat de François Hollande.

Olivier Faure va continuer à défendre sa stratégie de rassemblement de la gauche et des écologistes et plaider pour la nécessité pour le parti d’opérer une mutation écologique. Les derniers résultats – plutôt positifs – aux municipales l’ont conforté après quelques mois de fluctuation. L’université d’été du PS réunie à Blois fin août a vu revenir un certain nombre de cadres et d’élus qui avaient déserté les rangs. Le PS est sorti du coma qui le menaçait au moment de la vente de ses locaux de Solférino. Et sa direction peut désormais à nouveau parler avec les autres forces de gauche sans trop de méfiance.

Les trois mois de discussion interne semblent donc s’annoncer sans trop d’accrocs. Certains caciques hollandais tentent bien de pousser une motion alternative à celle de la direction. Le sénateur du Val-d’Oise Rachid Temal a réuni à Blois quelques opposants pour tâter le terrain. A ses yeux, la ligne unitaire d’Olivier Faure ne peut tenir lieu de stratégie, les socialistes doivent s’affirmer. « Je pense que le PS doit se faire entendre, se refonder et redevenir le bras armé d’une nouvelle majorité sociale et d’une gauche de gouvernement », argumente M. Temal.

Stéphane Le Foll tient le même discours mais ne souhaite plus batailler. Il viendra seulement répéter sa conviction que le PS doit avoir un candidat à la présidentielle : « Cela ne peut pas être n’importe qui comme le dit Olivier Faure. Il faut porter une autre écologie que celle des Verts, non dogmatique et moraliste », explique le maire du Mans. Mais ces deux figures sont désormais bien isolées. Même Luc Carvounas, ancien opposant, a rendu les armes : « Je n’irai pas contre Olivier, je partage sa ligne de gauche arc-en-ciel. Et je n’ai pas envie de me retrouver dans un club d’aigris », assure le maire d’Alfortville (Val-de-Marne).

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SOURCE: https://www.w24news.com

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