Masque obligatoire en entreprise : le protocole détaillé

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    Ce lundi 31 août, le ministère du Travail a publié le protocole détaillé sur les nouvelles règles sanitaires obligatoires en entreprise. Dans quelles conditions le port du masque devra-t-il être systématique en entreprise à partir de mardi ? Avec quelles dérogations possibles ? Qu’en sera-t-il du télétravail ? Autant de questions auxquelles Élisabeth Borne répond.

    Dès le 18 août, la ministre du Travail a annoncé que le port du masque serait « systématisé » en entreprise à partir du 1er septembre, répondant à l’appel de plusieurs infectiologues pour réduire les risques de propagation du Covid-19 par aérosols, ainsi qu’à une recommandation du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). « Dans un lieu clos à plusieurs, il faut systématiquement porter le masque », a insisté dimanche Élisabeth Borne.

    Cette « systématisation » ou « généralisation » du port du masque – la ministre et ses services n’utilisent pas le terme « obligation » – s’applique à des espaces comme les « salles de réunion, couloirs, vestiaires, open spaces ». Le « protocole national pour assurer la santé et la protection des salariés en entreprise dans la période de crise sanitaire » doit être publié sur le site du ministère dans la journée, après une réunion dans la matinée avec les partenaires sociaux par visioconférence.

    Ce texte va remplacer le « protocole de déconfinement » en vigueur depuis le 24 juin, qui impose, entre autres, le masque uniquement quand la distance d’un mètre n’est pas respectée. Une circulaire va « dupliquer » ce protocole pour la fonction publique, hors l’hospitalière et l’Éducation nationale, où d’autres réglementations sont en vigueur, a précisé lundi le cabinet du secrétariat d’État chargé de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski. Le port du masque doit être associé à tous les autres gestes barrières (notamment le lavage des mains) et aux prescriptions d’ordre général comme l’aération des locaux.

    – En atelier, lorsque le salarié est amené à faire « des efforts physiques intenses », seulement si l’espace est bien ventilé et qu’il y a une « densité de personnes pas trop importante ». Il peut porter une visière à la place, selon le secrétariat d’État.

    – En open space, le salarié peut faire des « pauses » si plusieurs critères sont réunis, en fonction de la zone de circulation du virus (verte, orange, rouge), selon la version du protocole présentée aux partenaires sociaux, dont l’Agence France-Presse a obtenu copie.

    Dans les zones vertes, à faible circulation, il faut une « bonne » ventilation/aération de la pièce ; écrans de protection entre les postes de travail (en vitre ou Plexiglas) ; mise à disposition de visières ; présence d’une procédure de prévention et d’un référent Covid. Dans les zones orange, à circulation modérée, deux critères supplémentaires s’ajoutent : locaux de grand volume et présence d’extraction d’air haute. Dans les zones rouges s’ajoute un critère de densité : 4 mètres carrés par personne. « Plus le virus circule, plus il faut des mesures de prévention importantes », a résumé Laurent Pietraszewski. Ces aménagements sans masque s’appuient sur un avis du HCSP rendu la semaine dernière au ministère du Travail.

    En milieu froid (- 18 degrés), des discussions auront lieu cette semaine pour trouver les modes adéquats de prévention (distanciation, hygiène avant et après sortie de ces milieux). Les partenaires sociaux doivent faire remonter au ministère d’autres cas où le port du masque est impossible. Des dérogations sont possibles sur les plateaux de télévision, s’il y a une bonne ventilation, de grands volumes. Un décret a aussi été pris pour dispenser les chanteurs d’opéra.

    « Solution à privilégier » dans le protocole de déconfinement depuis le 24 juin, le télétravail « reste une pratique recommandée », a dit Élisabeth Borne dimanche. « A fortiori quand on est dans des zones où le virus circule beaucoup », car « ça permet d’être moins nombreux sur son lieu de travail, ça évite de prendre les transports en commun quand on est dans une grande métropole ». Les partenaires sociaux décideront le 11 septembre s’ils lancent une négociation nationale interprofessionnelle, ce que refuse le patronat mais souhaitent les syndicats.

    … Espérant que nous serions mythridatés sans efforts, sans douleur, efficacement, sans séquelles et sans récidive (s).
    Aujourd’hui, au bout de 7 mois, même si nous avons appris, nous sommes toujours au point « zéro »… En partie à cause d’une grande indécision (politique) et de l’indifférence, parfois même agressive, de ceux qui estiment que cela ne les concerne pas.
    Le déconfinement a, me semble-t-il, été trop libre, mal balisé, mal expliqué, mal interprété et mal mis en oeuvre. Et je crains que sur la lancée actuelle, cela va continuer.

    D’ètre à la place de L. Pietraszewski pour pouvoir me consacrer a des problémes aussi cruciaux que les conditions d’utlisation du masque en entreprise selon la situation
    cela me permettrait de me sentir utile…

    Basta, tous ces coupeurs de cheveux en quatre !
    Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, chargé de la Santé au Travail : chargé d’enquiquiner tout le monde du travail en pondant au moins cinq nouveaux règlements par jour ! Que dis-je, cinq par jour ! Quinze par heure, plutôt ! Et les ordinateurs du Secrétariat d’Etat n’ont pas fini de surchauffer, les pauvres !
    Mais quand est-ce que « l’Administration » comprendra que les règlements, c’est comme les impôts : l’excès de règlements tue ces mêmes règlements !
    Pourquoi n’arrive-t-Elle pas à tout simplement faire confiance, et se contenter d’édicter des règles générales ? Sont-ce encore ces calamiteux syndicats qui sont à la manoeuvre en sous-main, pour avoir des « raisons » de lancer des « mouvements sociaux » en cas de non-respect de ces sommets de pointillosité ? C’est quand même évident, n’est-ce pas, que l’intérêt bien compris d’un patron, c’est que ses employés soient en bonne santé pour pouvoir travailler, et donc de prendre, en cas de nécessité, toutes les mesures permettant d’assurer leur sécurité !
    Va-t-on voir des DRH vérifier, mètre en main, que les bureaux des employés sont bien à la distance « règlementaire » les uns des autres ?
    Voici un effet secondaire du Covid-19 affectant l’humanité, outre la sinistrose : la règlementose !
    Bref, il y en a MARRE !

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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