OM – La vie des ex : Leyti N’Diaye, Dakar sa terre mère

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    Notre série. Chaque semaine, La Provence vous donne des nouvelles des joueurs ayant porté le maillot de l’OM par le passé.

    Difficile de faire mieux que lui sur le plan de la longévité à l’OM. Dans l’histoire récente du club marseillais, seul Steve Mandanda le devance. Arrivé tout droit du National en provenance de Louhans-Cuiseaux durant l’été 2004, Leyti N’Diaye est resté sous contrat jusqu’en juin 2013. Une aventure hachée, entrecoupée de prêts (à Créteil, Strasbourg et Ajaccio) et, surtout, de fréquents passages à l’infirmerie, dont certains très longs (rupture des ligaments croisés par deux fois).

    Repéré par Jean-Philippe Durand, il n’a donc jamais pu confirmer les espoirs placés en lui au moment de sa signature, à 19 ans. Et ce, même s’il a prolongé par deux fois. « Mes blessures ne m’ont pas permis de faire mon travail, mais chaque fois, ce sont les dirigeants qui m’ont proposé de rester, souligne-t-il. Je n’ai jamais demandé quoi que ce soit. C’était compliqué mais je n’ai rien lâché. Malheureusement, je n’ai pas pu m’exprimer comme je le souhaitais. Je n’ai pas eu de chance, mais je ne pleure pas : j’ai fait ce qu’il fallait, je me suis battu jusqu’au bout. »

    Et ensuite ? « Je me suis soigné pendant deux ans, j’ai essayé de voir ce que je pouvais faire pour m’améliorer, puis je suis parti en Suisse, où je suis resté un an (FC Le Mont, 2014-15). Le challenge était de me relancer, mais physiquement, je ne tenais pas. J’ai donc arrêté ma carrière en 2015. »

    Depuis, l’homme aux quinze matches sous le maillot blanc, désormais âgé de 35 ans, a complètement disparu des radars du milieu du football. Pour retrouver sa trace, il faut se rendre à Dakar, dans le quartier de Sicap, où il a retrouvé la vie qu’il menait durant son enfance. « Comme avant de venir en France, avec ma famille, mes amis », insiste-t-il, avant de raconter son quotidien : « J’essaye de rendre au football ce qu’il m’a donné en entraînant des jeunes, qui ont 10-12 ans. Je le fais avec passion. Ici, les infrastructures, ce n’est pas trop ça… On fait avec nos moyens. Je partage mon expérience avec eux. Dès qu’ils commencent à grandir, je les oriente vers les clubs du Sénégal. »

    Pour eux, Leyti reste le grand frère qui a réussi en partant dans une grande écurie européenne. Quand bien même il y a peu joué. « Ici, tout le monde parle de l’OM. Avant de rejoindre la France, mon objectif était de jouer dans ce club. J’ai réussi à le faire. J’ai eu la chance d’être dirigé par de grands entraîneurs, comme Didier Deschamps ou Éric Gerets, et de côtoyer des joueurs très forts tels que Franck Ribéry ou ‘Gabi’ Heinze. Je me dis aussi que ma carrière à l’OM s’est surtout faite après mes deux graves blessures au genou (2004 et 2006, lire « du tac au tac »). Gerets et Deschamps m’ont utilisé alors que j’avais subi de vrais dégâts… Après, avec Élie Baup, j’ai été touché au tendon. »

    Très attristé par le décès de Pape Diouf, son deuxième président à l’OM (après Christophe Bouchet et avant Jean-Claude Dassier puis Vincent Labrune), il a par ailleurs vu tous les côtés du monde du ballon rond lors de son passage en France. Les bons comme les mauvais. « Beaucoup de choses m’ont dégoûté. Il manque le côté humain. Il faut être honnête et le dire : souvent, les gens ne pensent qu’à eux », souffle-t-il.

    À La Commanderie, N’Diaye était d’ailleurs une sorte d’ovni. Pas vraiment dans le moule du néofooteux à qui tout est dû. « Les gens qui m’ont côtoyé le diront : je ne suis pas né dans le bling-bling. Avec 10 euros, je peux vivre un mois ! Je suis arrivé au même moment que Bixente Lizarazu.Il trouvait que j’étais différent. Je n’ai jamais eu le permis de conduire à Marseille, il me demandait pourquoi je ne voulais pas le passer. Je lui disais que j’avais peur de la voiture, je ne connaissais pas ça. Il voyait mon accoutrement, ça l’interpellait », se marre-t-il.

    Il est ainsi Leyti : toujours aussi simple. Quelques membres de la maison ciel et blanc, accompagnés dans leur voyage par Mamadou Niang, ont pu s’en rendre compte en novembre dernier lors du lancement de l’OM Nation Dakar. « J’étais tout content, comme un jeune, lance-t-il. On a passé un bon moment ensemble. Si l’OM a besoin de moi, je ferai tout pour aider le club. Je le connais aussi bien que mon quartier ! Je ne rate pas un match, je serai toujours supporter. »

    Une partie de sa belle-famille réside d’ailleurs toujours à Marseille. « J’y ai encore des amis, il faudrait que je vienne voir le nouveau stade ! Ça me manque », poursuit-il.

    En attendant, ce papa marié (il a une fille) intervient parfois à la TV sénégalaise en tant que consultant. Pour le reste, il profite d’une existence sans prétention mais ô combien heureuse à Dakar. « J’y suis revenu parce que mes habitudes sont ici, on partage tout, on mange comme on peut, on rigole, c’est la belle vie ! Je suis bien », conclut l’ex-Olympien, heureux comme un enfant sur sa terre mère.

    Son meilleur souvenir olympien. »La Ligue des champions, lorsque Didier Deschamps m’a fait jouer (contre Chelsea, en décembre 2010, 1-0). »

    Son plus gros regret. »Les blessures, évidemment… Je me suis fait les ligaments croisés à deux reprises. La première fois au bout de quatre mois (2004), alors que j’arrivais et qu’il y avait de la concurrence, avec Dehu ou Méité. Ça a été dur de revenir. Je suis parti à Créteil (janvier 2006), mais à mon retour, Albert Emon ne comptait pas sur moi. Je suis ensuite allé à Strasbourg (2006-07), avec Jean-Pierre Papin. Et au bout de deux semaines, je me suis fait les ligaments croisés de l’autre genou… Vous imaginez ce que ça peut faire au niveau mental ? »

    Le personnage qui l’a le plus marqué. « Didier Deschamps, un grand monsieur que je garderai toujours dans mon coeur. Avec lui, le discours était très clair : quand il est arrivé, il m’a pris à part, m’a dit qu’il pensait que j’avais besoin de temps de jeu et qu’il fallait que je parte pour en trouver. Je suis allé à Ajaccio, en Ligue 2, où j’ai fait 45 matches, mon record. À mon retour, il m’a vite intégré. J’étais titulaire lors de la première journée contre Caen. Cela montre que mon travail a par moments été reconnu. »

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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