Preview Playoffs 2020 | Milwaukee (1) – Miami (5)

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    Il n’y a pas eu de suspense à l’Est, et après un match de rodage, les Bucks ont facilement disposé du Magic, tandis que le Heat balayait des Pacers privés de Domantas Sabonis. La logique a été respectée, et Milwaukee va devoir retrouver son meilleur niveau de jeu car les joueurs d’Erik Spoelstra ne lui réussissent pas.

    Avant la suspension de la saison, le Heat avait remporté les deux matches de saison régulière, limitant notamment Giannis Antetokounmpo à 13 points le 2 mars dernier. Et dans la bulle, il menait de 23 points (sans Jimmy Butler, ni Goran Dragic) avant de laisser les Bucks arracher la victoire. C’est dire si Milwaukee n’est pas au mieux face à cet adversaire, et ça promet une série âpre et équilibrée.

    Anciens coéquipiers à Phoenix, Eric Bledsoe et Goran Dragic se connaissent évidemment très bien, et sur la forme du moment, avantage au Slovène, revenu à son meilleur niveau, au point même d’avoir récupéré sa place dans le cinq de départ. Eric Bledsoe est moins souverain qu’en début de saison, mais il est plus complet, et meilleur en défense.

    C’est clairement dans ce secteur que « Mini LeBron » peut peser sur ce poste, et même sur cette série. D’autant que ce n’est pas le point fort de Dragic, et qu’il pourra apporter davantage en attaque. Mais méfiance car Dragic a vraiment l’air en pleine forme avec ses 23 points, 5 rebonds et 4 passes de moyenne face aux Pacers et Malcolm Brogdon.

    Difficile de donner un avantage car les deux paires sont complémentaires, avec un All-Star dans chaque camp. Toutefois, Jimmy Butler est un « franchise player » et un joueur plus complet que Khris Middleton. L’ancien arrière des Bulls et des Sixers est l’option numéro 1 de l’attaque et il a parfaitement entamé cette campagne de playoffs.

    Défensivement, c’est du costaud, et on peut s’attendre à ce qu’il soit beaucoup sollicité pour aider sur Giannis Antetokounmpo. Khris Middleton n’est pas très flamboyant pour l’instant, mais il est en progression et reste un super shooteur, et sa capacité à ne rien forcer colle au jeu des Bucks.

    Face à lui, Duncan Robinson, une des révélations de la saison. Shooteurr un brin unidimensionnel, moins bon défenseur que Wes Matthews, mais Milwaukee devra le surveiller de très près. Dans une attaque parfois stéréotypée, il permet d’écarter le jeu, et d’offrir de l’espace aux joueurs de un-contre-un que sont Dragic et Butler, mais aussi Adebayo.

    Aaron Gordon absent, Giannis Antetokounmpo a marché sur la défense du Magic, et il est devenu le deuxième joueur de l’histoire à terminer une série avec au moins 30 points, 15 rebonds et 5 passes de moyenne. Seul le grand Elgin Baylor avait fait aussi bien. Mais le « Greek Freak » va avoir du répondant car le Heat a le matériel pour le gêner.

    Il y a bien sûr Bam Adebayo qui avait été bon lors de leur première opposition. Mais on devrait plutôt parler du trio Butler-Crowder-Adebayo, mais aussi Iguodala car c’est une affaire collective, et il faudra que le Grec garde son sang-froid car le Heat a des fautes à donner. À ses côtés, Brook Lopez, devenu un très bon shooteur à 3-points.

    À l’instar de Robinson, il joue au large pour laisser le champ libre à Antetokounmpo et écarter le jeu au maximum. Mais Lopez, ce n’est pas que ça… C’est aussi de la défense, et Bam Adebayo, plus athlétique, aura besoin de soutien pour trouver de bonnes positions près du cercle. Quant à Crowder, c’est un 4 « à la P.J. Tucker ». Il est là pour faire le sale boulot et mettre quelques 3-points. Sa dureté peut gêner Antetokounmpo sur les aides, mais les Bucks auront l’avantage de taille des deux côtés du terrain, et Jae Crowder devra aussi se concentrer sur le rebond.

    Même si Miami a un banc sympathique et hétéroclite avec Tyler Herro, Andre Iguodala, Kelly Olynyk, Derrick Jones Jr et Kendrick Nunn, les Bucks ont l’avantage de l’expérience à la fois en tant que groupe et sur le plan individuel.

    George Hill, Robin Lopez ou encore Ersan Ilyasova et Kyle Korver, ce sont des dizaines de matches de playoffs et ça permet à Mike Budenholzer de varier les défenses et les cinq en fonction de l’adversaire. Pour apporter de la folie, il peut compter sur le tandem DiVincenzo-Connaughton, et tout ce beau monde peut faire mal à 3-points. Avec des matches tous les deux jours, sans doute âpres, la richesse du banc sera précieuse.

    Face à face, deux des meilleurs coaches de leur génération, et c’est une véritable opposition de style. D’un côté, du basket très classique et académique avec un coach (Erik Spoelstra) qui tire le meilleur de son groupe par de l’agressivité en défense, et la recherche du un-contre-un en attaque. On n’est jamais tranquille quand on joue face à une équipe coachée par Erik Spoelstra. Il y a une vraie identité de jeu, et une dureté constante. C’est du vrai basket de l’Est. De l’autre, du mouvement, de la défense autour de la raquette, et la recherche d’espace pour laisser le champ libre à Giannis Antetokounmpo. En saison régulière, ça fait très mal, mais en playoffs, dans un jeu davantage sur demi-terrain, les Bucks maîtrisent moins leur sujet.

    La défense à 3-points des Bucks. Milwaukee est l’équipe qui subit le plus de tirs à 3-points de la NBA avec près de 40 tirs par match. C’est un parti pris, et comme les adversaires en plantent environ 1 sur 3, c’est plutôt bien vu. Mais le Heat a justement les armes pour profiter de ses espaces derrière l’arc, et cette saison, aucune équipe n’a été aussi adroite que le Heat fasse aux Bucks ! Dans ces playoffs, le duo Dragic-Robinson shoote à plus de 40% avec 14 tirs à 3-points par match. Herro, Olynyk ou même Butler et Crowder peuvent être dangereux, et Milwaukee devra davantage sortir, notamment dans les coins. Si Milwaukee parvient à étendre sa toile d’araignée jusqu’à 7 mètres, il limitera l’impact d’un Duncan Robinson, clé du jeu en isolation de Jimmy Butler et de Goran Dragic.

    Côté Miami, même chose car Erik Spoelstra concentre sa défense sur la protection du cercle et de la peinture. Cependant, il faudra que Goran Dragic et Kendrick Nunn y mettent du leur car la force des Bucks est de briser le premier rideau pour déstabiliser la défense. Et c’est souvent la défense sur les « playmakers » qui pêchent chez Miami.

    26 octobre : Bucks – Heat 126-131 (a.p)
    2 mars : Heat – Bucks 105-89
    6 août : Bucks – Heat 130-116

    Pas facile de dégager un favori tant le Heat a posé des problèmes aux Bucks cette saison. Miami a la dureté, la richesse de banc et l’adresse extérieure pour gêner Milwaukee, comme l’avaient fait les Raptors l’an passé. Mais un Buck averti en vaut deux, et Milwaukee semble à même de trouver des solutions face à l’agressivité du Heat, mais aussi un jeu davantage axé sur le demi-terrain. La clé, c’est la sang-froid et la capacité d’adaptation de Giannis Antetokounmpo. C’est un vrai test pour lui comme leader, mais aussi MVP. Il ne doit pas céder aux provocations, tout en se comportant en leader. Il en est capable, et on donnera donc un petit avantage aux Bucks. Mais tout petit…

    Game 1 : lundi 31 août (00h30 dans la nuit de lundi à mardi)Game 2 : mercredi 2 septembre (00h30 dans la nuit de mercredi à jeudi)Game 3 : vendredi 4 septembre (horaire à déterminer)Game 4 : dimanche 6 septembre (horaire à déterminer)Game 5 : mardi 8 septembre (à déterminer si besoin)Game 6 : jeudi 10 septembre (à déterminer si besoin)Game 7 : vendredi 12 septembre (à déterminer si besoin)


    SOURCE: https://www.w24news.com

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