PSG-OM : le premier grand test pour un Paris sous pression

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Dans le monde d’avant, celui où l’abominable virus n’avait pas encore de nom, de corps à polluer, de vies à renverser, ni de normes à imposer, le rendez-vous semblait avoir perdu de son attrait. De son intérêt. Paris dévorait le Classique et son adversaire, presque à chaque fois comme un goûter, et Marseille, lui, n’avait d’autre arme que de banaliser le rendez-vous. « Ce n’est pas un match qui compte trop pour moi, disait même André Villas-Boas à quelques heures de son premier choc face au PSG en octobre dernier. Le Clasico date du passé. »

Les temps changent. Et les discours avec. Une pandémie, un confinement, une campagne de Ligue des champions et surtout une semaine de vacances à Ibiza plus tard, le laïus n’a plus rien à voir. Presque un an après sa première visite au Parc des Princes, le Portugais définit même comme « un Clasico historique », « un match important que l’on veut gagner », le rendez-vous qu’il animera dimanche soir du banc de touche de l’OM. Dans le camp adverse, Thomas Tuchel ne dit rien d’autre, lui qui s’étonne que « ce grand match en France » soit « programmé dès à la troisième journée », trop tôt « pour que les deux équipes soient prêtes à combattre à leur meilleur niveau ».

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Qu’importe puisque, pour une fois, Parisiens et Marseillais semblent sur la même longueur d’onde. Le rendez-vous est indécis comme il ne l’avait plus été depuis des lustres. Après vingt matchs consécutifs sans victoire face au PSG, jamais sans doute les Provençaux n’auront vu les forces s’équilibrer de la sorte et les espoirs renaître depuis leur dernier succès il y a neuf ans. Jamais, non plus, depuis l’ultime revers (3-0) parisien le 27 novembre 2011 sur la pelouse du Vélodrome, le PSG ne sera apparu si vulnérable qu’il ne le sera au moment du coup d’envoi.

Appauvri par l’absence de Navas, Marquinhos, Paredes, Di Maria, Neymar, Icardi et Mbappé, tous positifs au Covid-19, le PSG a traversé son premier match de championnat lesté d’une impuissance crasse, jeudi soir à Lens. Une frigidité dont le promu a profité pour infliger au Champion de France son premier revers en lever de rideau depuis… 2011, année du dernier succès olympien devant Paris.

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Pas question d’y voir un signe côté marseillais. Mais en dépit des retours attendus de Navas, Paredes, Di Maria et Neymar, tous à court de forme, ou de la possible titularisation de Florenzi, latéral droit venu de l’AS Roma, Villas-Boas et ses troupes n’en démordent pas : « C’est le bon moment pour les jouer, dit le coach de l’OM qui pourra compter sur un Thauvin remis de ses soucis de cheville. On veut donner ce type de joie (NDLR : la victoire) à nos supporters. »

Si Villas-Boas peut être sûr d’une chose, c’est que Thomas Tuchel ne voit pas les choses du même œil. « Je peux comprendre que des équipes pensent que c’est le bon moment pour nous jouer, dit l’Allemand, mais on a de la qualité et on va le montrer. » Une motivation d’autant plus forte que, bien que tous s’en défendent, Marseille a lancé le match il y a trois semaines en célébrant ouvertement la défaite parisienne en finale de Ligue des champions.

« Ils avaient fêté notre défaite contre Manchester United l’année dernière, alors ce n’est pas une surprise », a d’abord tempéré Tuchel avant de se montrer plus piquant. « S’ils font ça, ça veut aussi dire qu’ils n’ont rien d’autre à célébrer… » Et Paris va tout faire pour que ça dure !



SOURCE: https://www.w24news.com/news/psg-om-le-premier-grand-test-pour-un-paris-sous-pression/?remotepost=269932

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