Que sont devenus les meneurs des «Gilets jaunes» ?

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Une nouvelle manifestation de ce qu’il reste du mouvement est prévue samedi 12 septembre. Certaines des figures seront présentes. Depuis deux ans, ces anciens anonymes continuent de porter leur engagement.

Il y a presque deux ans débutait ce qu’on allait appeler «le mouvement des gilets jaunes». Né d’une colère contre l’augmentation du prix du carburant, il est rapidement devenu le creuset de toutes les contestations. Ce mouvement spontané a laissé émerger des figures plutôt que des chefs. Aujourd’hui, ils continuent leur combat. De nouvelles manifestations sont prévues ce samedi 12 septembre.

Devenu un symbole des «violences policières» après avoir perdu un œil lors d’une manifestation le 26 janvier 2019, Jérôme Rodrigues sera de nouveaux dans les rues de Paris le 12 septembre pour un nouveau rassemblement dont il a été l’initiateur.

Jérôme Rodrigues milite pour une structuration du mouvement, «pour gagner en visibilité et en crédibilité», explique-t-il. Lui se veut «agitateur de neurones». Il laisse aux autres le soin de trouver la bonne formule qui permettra aux «gilets jaunes» d’être représentés. Il continue de rencontrer ceux qu’ils appellent «les citoyens en colère», comme cet été où il a parcouru la France. Il se flatte de parler à toutes les mouvances du mouvement.

Seulement, s’il n’entend pas raccrocher, Jérôme Rodrigues confie avoir besoin de souffler. «Je veux me reposer, sortir de la spirale négative des médias. Je veux me recentrer sur moi-même, retrouver un travail». Lui qui fut d’abord directeur d’un magasin de jouets à Paris puis plombier cherche à se réorienter. «Pourquoi pas dans la vente, dit-il. J’ai 15 ans d’expérience dans les jouets. Mais aujourd’hui, avec ma gueule de “borgne qui a foutu la France en l’air”, ça va devenir compliqué de vendre des poupées Barbie».

Jeudi, le ministre de l’Intérieur a porté plainte contre lui, après ses propos qualifiant de «nazis» les policiers.

Ingrid Levavasseur a rejoint le mouvement dès les premiers jours, sur les ronds-points. Appréciée des médias pour son ton mesuré, cette aide-soignante devient rapidement une figure de la contestation, si bien que BFMTV lui propose un poste de chroniqueuse. Les insultes venant de la part d’autres manifestants l’accusant de trahison la font finalement renoncer.

Ingrid Levavasseur prendra ensuite ses distances avec le mouvement, elle annonce sa candidature aux élections européennes, mais une fois de plus, face à l’incompréhension de nombreux «gilets jaunes», elle renonce.

Finalement, c’est à Louviers dans l’Eure, sa commune, qu’elle se présente lors des élections municipales, en tant que numéro 2 sur une liste de gauche. Élue, elle est aujourd’hui conseillère municipale d’opposition dans cette ville administrée par le MoDem.

Cette jeune femme est souvent présentée comme l’initiatrice du mouvement des «gilets jaunes». En septembre 2018, elle lance une pétition qui rassemble un million de signataires contre la hausse des prix du carburant qui lui assure une légitimité au sein du mouvement. Le 28 novembre 2018, en compagnie d’Eric Drouet, elle est reçue par François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

Aujourd’hui, Priscilla Ludosky est en retrait du mouvement, elle s’attache à promouvoir une convergence des luttes sociales et écologiques. «Le fil rouge pour moi ce sont les inégalités sociales, et le fait de lier les combats», confiait-elle le 1er septembre au podcast 2030 Glorieuses.

En compagnie de Marie Toussaint, une juriste et écologiste, elle a publié un ouvrage, Nous demandons justice !, consacré aux «victimes des violences environnementales».

Ce chauffeur de Seine-et-Marne était à l’origine de la première manifestation du 17 novembre 2018. Aujourd’hui, il administre toujours le groupe Facebook «La France en colère!!!» qui compte près de 300.000 membres. Le 28 novembre 2018, il a été reçu par François de Rugy alors ministre de la Transition écologique. Le trentenaire a même été l’objet d’un éloge du chef de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui confiait sa «fascination» pour celui dont il saluait la «sage et totale détermination».

Figure la plus controversée du mouvement, il a été plusieurs fois interpellé et a été convoqué deux fois devant la justice. Une première fois en mars dernier pour l’organisation non déclarée de manifestations, la décision en appel devait être rendue vendredi 11 septembre. Une seconde fois en juin pour sa participation supposée à un rassemblement violent.

Pour son avocat Me Kheops Lava, ces affaires sont avant tout politiques et visent à le faire taire. «Ce sont les mêmes infractions que l’on reproche aux manifestants à Hongkong et à Moscou», affirme-t-il au Figaro.

Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», s’est fait connaître en octobre 2018 dans une vidéo dans laquelle il s’en prenait à Emmanuel Macron. Lors de «l’acte 1» sur les Champs-Élysées, il a filmé en direct la manifestation. Plus tard, son passage dans l’émission de Cyril Hanouna et la diffusion de dizaines de vidéos lors des mobilisations ont achevé d’en faire l’une des figures les plus médiatisées du mouvement.

Comme Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il serait présent le 12 septembre à la manifestation parisienne. Cet ancien chauffeur continue à s’impliquer dans le mouvement. Plus récemment, il s’est fait remarquer pour ses positions anti-masque. Dans une vidéo, il affirmait son incapacité à entraver le virus, donnant pour preuve que la fumée de cigarette passait à travers.

Depuis septembre 2019, il travaille pour la web-télé QG, lancée par la journaliste Aude Lancelin. Il y travaille en tant que chroniqueur mais aussi comme reporter.

Rodrigues agitateur de neurones? Il parle de chose dont il n’a pas… Lui est ses acolytes sont moins performants pour trouver du travail…ou le garder…


SOURCE: https://www.w24news.com

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