Remaniement ministériel au Cameroun: voici de grandes surprises révélées dans le sérail

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    Depuis la tenue des élections législatives et municipales de février dernier, s’est ouverte la saison de la psychose d’être renvoyé du gouvernement par Paul Biya. Ce temps si long et cousu d’incertitudes.

    A quand donc la fin du supplice? Cela dure déjà depuis six mois, avec des pics d’agacements à outrance fabriqués par des esprits remuants pour en rajouter une once de piment à la peur bleue de nos ministres de perdre leur poste. Cette fabrication maléfique est faite de fuites des équipes
    gouvernementales dont les instigateurs laissent croire que c’est l’ouvre de Paul Biya. En moins de six mois, on compte au bas mot, deux équipes gouvernementales publiées in extenso sur les réseaux sociaux.

    Des sortes de lames de scie pour déséquilibrer bon nombre de nos grandes personnalités. Le drame de l’histoire se corse davantage avec précisément le fait que le président de la République soit imprévisible, insaisissable, déroutant. Lui qui échappe dans ses œuvres politiques aime surprendre, à tordre le cou aux logiques établies. Au sein du gouvernement, tout le monde est conscient que la déchéance peut arriver à bout moment. Tout de même, on veut bien s’accrocher au mince espoir que le « N’nom Ngui », le « maître du temps et des horloges » de la cadence politique au Cameroun, a ses manières de procéder au plus vite aux remaniements ministériels à la sortie des élections présidentielles. En principe, au bout de deux ou trois mois, il solde le compte du gouvernement. Ainsi, le 4 janvier 2019, après le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, juste trois mois lui avaient suffi pour redistribuer les cartes en donnant un violent coup de pied dans la fourmilière. Dans la même trajectoire, en 2011, il avait fallu seulement deux mois à Paul Biya pour toucher son équipe gouvernementale.

    Paul Biya n’est-il pas obligé après les législatives ?
    Un regard rétrospectif dans le rétroviseur politique pour établir un lien entre élections législatives et changement de gouvernement nous plonge en plein dans le brouillard. On est là en plein régime présidentiel dur où Paul Biya tient à dire que le centre du pouvoir est l’exécutif. Il ne saurait donc modifier ou changer son gouvernement à la va-vite comme on l’entend souvent de certains caciques du régime, parce qu’on est passé d’une législature à une autre. Au Cameroun, Paul Biya n’est pas en principe obligé de redistribuer les cartes quand le Palais des Verres se renouvelle à chaque Législature. Pour autant personne n’a la mémoire courte.

    Aux élections législatives du 30 juin 2002, moins de deux mois après, c’est-à-dire le 24 août, Paul Biya opérait un remaniement ministériel. Il en est allé de même aux législatives du 22 juillet 2007. Le 7 septembre, c’est-à-dire après un mois, le gouvernement était touché. Cette réalité qui n’est pas si éloignée que cela de notre contexte, ne doit pas être escamotée au motif qu’aux législatives du 30 septembre 2013, Paul Biya avait pris tout son temps, deux ans au compteur avant de demander à certains de ses ministres de remettre le tablier. C’était précisément le 2 octobre 2015. Que va-t-il faire cette fois? Va-t-il prendre tout son temps comme il l’a fait après les législatives de 2013? Ou bien, 6 mois après les législatives, l’heure est venue de siffler la fin de la récréation du gouvernement Dion Ngute du 4 janvier 2019 qui était attendu sur tous les fronts?

    Il n’y a pas manqué des frasques retentissantes tout comme il y a eu de bons joueurs au sein de cette équipe du Chief qui garde le brassard bien vissé au bras, déterminé à montrer encore aux Camerounais de quoi il est capable dans le bon sens du terme. Dans tous les cas, que ce soit aujourd’hui ou dans quelques temps encore, que le sifflet présidentiel retentira, qu’il lui plaise de tenir compte du tourment des nerfs à rude épreuve dans lequel il plonge ses collaborateurs en gardant le sifflet à la bouche, laissant traîner le supplice jusqu’à l’insupportable. Qu’il lui plaise de ne pas oublier le calvaire d’un de ses proches collaborateurs, qui se sentant sur la fin, conscient d’un imminent remaniement gouvernemental qui l’éjecterait de son poste, se fourvoya en allant de déménagements en réaménagements, jusqu’à ce que l’heure présidentielle vienne le rattraper au moment où il s’y attendait le moins.

    Comme il est dit, les ministres veillent depuis un bail, car personne ne sait ni le jour ni l’heure.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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