Sainte-Marie-la-Mer : des femmes priées de ne pas bronzer seins nus pour ne pas « choquer » les enfants – Elle

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    Jeudi 20 août, plusieurs femmes seins nus sur une plage de Sainte-Marie-la-Mer, près de Perpignan, ont été sommées par des gendarmes de remettre leur haut de maillot de bain. Alors que rien ne leur interdisait de bronzer topless. Explications.

    « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. » Dans les Pyrénées-Orientales, deux gendarmes -une femme et un homme- sont intervenus sur la plage de Sainte-Marie-la-Mer pour demander à trois femmes qui bronzaient en monokini de se rhabiller.  

    Marie, témoin de la scène, raconte à France 3 Occitanie avoir été tellement choquée de ce qui se passait sous ses yeux qu’elle a fini par aller voir les gendarmes. « Je leur ai demandé si pour eux, bronzer les seins nus était une atteinte à la pudeur ? Ils m’ont demandé de circuler et ont quitté la plage, juste après mon intervention », raconte la vacancière.  

    La mairie de Sainte-Marie-la-Mer confirme que deux gendarmes réservistes, sont allés sur la plage pour demander à une femme de se rhabiller, à la suite d’une plainte d’une famille dont les enfants étaient choqués de voir les seins nus d’une dame sur la plage. 

    Pourtant, n’en déplaise aux fans de « Tartuffe », profiter du soleil ou de la baignade les seins nus sur une plage, n’est pas interdit par la loi. Compte tenu de l’évolution des mœurs et de son usage répandu, le topless n’est plus considéré comme un délit d’exhibition sexuelle au sens de l’article 222-32 du Code pénal. Tout au plus, il est réglementé par voie d’arrêté municipal dans certains cas, comme à Paris Plage par exemple, où le règlement interdit le port des strings et du monokini, considérés comme indécents en ville. La contravention est alors de 38 euros. Mais à Sainte-Marie-la-Mer, aucun arrêté municipal n’interdit de lézarder sur la plage sans porter de haut de maillot de bain. Ces femmes étaient donc dans leur droit. 

    Sur le réseau social, l’information a déclenché de nombreuses réactions. Le compte Paye Ta Shnek, qui lutte contre le harcèlement dans l’espace public a écrit : « A la plage, quand le maillot de bain couvre le corps, ça appelle les flics. Quand le maillot de bain ne couvre pas le corps, ça appelle les flics. Le problème est donc, au choix : la plage, le maillot de bain, le sable, les chouchous, ou… LE CONTROLE DE NOS CORPS ? ». Une réaction qui revient sur les débats de 2016 à propos du burkini.  

    De nombreuses voix se sont élevées pour rappeler qu’il y avait actuellement des combats plus importants à mener. « France : des femmes demandent à la gendarmerie de prendre leurs plaintes pour violences sexuelles plutôt que de venir les emmerder à la plage », a réagi Caroline de Haas fondatrice du collectif Nous Toutes, qui combat les violences sexistes et sexuelles. 

    Alors que la polémique enfle, la gendarmerie nationale des Pyrénées-Orientales a publié ce mardi après-midi un communiqué qui évoque « une action de médiation qui demeure néanmoins une maladresse ». 



    SOURCE: https://www.w24news.com

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