Seine-Saint-Denis : un chauffeur de bus de la RATP agressé

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    Les images font froid dans le dos. Le chauffeur de bus, entourés par plusieurs individus agressifs, se fait tirer les cheveux par-derrière et tombe au sol, avant de recevoir un coup de pied. Cette agression s’est déroulée mardi soir, vers 19 h 20, sur le trajet du bus 133 (Sarcelles – Le Bourget), au niveau de l’arrêt Chardavoine à Dugny (Seine-Saint-Denis).

    Les images de cette nouvelle agression de chauffeur de bus ( les faits sont quasi quotidiens cet été, comme nous vous le révélions il y a quelques jours ) commencent à tourner sur les réseaux sociaux. Des syndicalistes et agents de la RATP la font circuler et dénoncent cette violence gratuite contre l’un des leurs.

    La direction de la RATP, de son côté, « condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptables et apporte tout son soutien au conducteur de bus agressé ».

    Et ça continue.Un agent de la ligne 133 se fait agresser Cette violence devient insupportable. pic.twitter.com/I36ebeyexs

    Selon la régie, un « différend de circulation serait à l’origine de l’altercation ». Le port du masque, obligatoire dans les transports et sujet de tensions cet été, ne semble cette fois-ci pas à l’origine de cette agression. Mais le climat de violence, lui, est toujours présent.

    Ce sont des témoins, qui, durant l’agression, ont contacté les forces de l’ordre. Police et GPSR (les agents de sécurité de la RATP) se sont rapidement rendus sur place. Le conducteur a été conduit à l’hôpital. Aucune blessure grave n’est à déplorer. Il a tout de même bénéficié de deux jours d’ITT et une assistance psychologique lui a été proposée par la RATP. Une plainte a été déposée mardi soir.

    Les élus, dont Valérie Pécresse, présidente (Libres !) de la région Ile-de-France, et Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, ont également dénoncé cette agression inacceptable et apporté leur soutien au chauffeur.

    Ce nouvel acte de violence arrive après une longue litanie d’agressions dans les transports en commun. Au début de l’été, la mort sous les coups d’un chauffeur de bus à Bayonne avait choqué la France. Depuis, d’autres agressions dans les transports en commun ont soulevé des inquiétudes, notamment en Ile-de-France.

    Menaces, crachats, coups, voire incendie de bus… « Pour nous, c’est devenu presque banal », se désolait un chauffeur de bus et délégué syndical francilien. Les mesures de la RATP ne semblent pas enrayer le phénomène pour le moment. La régie a installé des « vitres anti-agressions » en premier rempart. Une alarme discrète peut également être actionnée, et chaque bus dispose de 6 à 12 caméras embarquées.

    Mais quand la violence se déplace à l’extérieur du bus, comme à Dugny mardi, cette sécurisation ne suffit plus. « A l’image de la société, l’entreprise est confrontée à des incivilités et des faits de violence », déplore la RATP.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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