Sérail: qui est réellement Luc Sindjoun, le conseiller spécial de Paul Biya

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    Aujourd’hui âgé de 56 ans, le professeur Luc Sindjoun est un vieux de la vielle dans le domaine de la science politique en Afrique et dans le monde. Son livre sur « l’Etat ailleurs » publié au début des années 2000 le positionne comme une référence internationale en la matière.

    Luc Sindjoun est l’un des rares intellectuels de son rang à avoir effectué toutes ses études au Cameroun. Il est par ailleurs le tout 1er africain qui a été reçu au très prestigieux concours français d’agréation de science politique sans avoir étudié à l’étranger.

    Il n’a que 27 ans en 1991 lorsqu’il obtient son doctorat d’Etat en science politique à Yaoundé. Il va ensuite s’imposer dans les cercles les plus respectés des sciences sociales. Ses publications scientifiques auront un bon écho dans les revues spécialisées les plus réputées à l’international.

    En récompense à ses nombreuses recherches et travaux en science politique, Luc Sindjoun va recevoir le prix scientifique de la francophonie en sciences sociales en 2004. Entre 2003 et 2009, il occupe la fonction de Vice-président du Comité exécutif de l’International Political Science Association. Une association de haut niveau fondée en 1949 sous l’impulsion de l’Unesco. Elle regroupe les politologues les plus compétents dans le monde.

    Entre 2007 et 2017, Luc Sindjoun a été nommé 5 fois comme président du jury du CAMES (conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur). Ce concours africain très sélectif d’agrégation en droit public et aussi en science politique. Donc c’est-à-dire que c’est Luc Sindjoun a vu passer devant lui toute une génération d’agrégés en la matière sur le continent. Il est l’un des rares professeurs à avoir eu ce parcours au sein du CAMES.

    De 2001à 2005 il est président de l’association africaine de science politique. En 2008 Luc Sindjoun devient membre de l’Académie des sciences d’outre-mer. Une société savante qui regroupe les sommités des sciences sociales entre la France et l’Afrique.

    En 2003, il à peine 40 ans, il va être nommé comme conseiller technique à la Présidence de la République jusqu’en 2009. Ensuite, il est nommé conseiller spécial à la Présidence de la République. Il est donc le fameux conseiller politique du président.

    Malgré ses fonctions au sein de la Présidence et comme Membre du Comité Central du RDPC, Luc Sindjoun n’a pas cessé de penser la politique. Il va diriger un ouvrage collectif sur « comment être opposant au Cameroun » en 2003 avec la participation des grands intellectuels. Sa contribution dans cet ouvrage aura pour titre « ce que s’opposer veut dire » un texte d’une rare profondeur. Tout récemment, lors de la sortie de l’Ambassadeur des Etats Unis sur la longévité du chef de l’Etat, Luc Sindjoun a publié un texte mémoire intitulé « Ce que entrer dans l’histoire veut dire » !

    Les tribalistes qui n’avaient pas bien lu ni compris le texte l’ont traité de tous les noms, en le présentant comme « le traitre du palais », jouant le jeu des opposants bamiléké. Luc Sindjoun est aussi Fondateur de la revue camerounaise de sciences politiques, et du Groupe de recherches Administratives, politiques et sociales.

    J’ai connu Luc Sindjoun lors de notre cours inaugural de science politique à l’UPAC et le souvenir de ce géant de la pensée est resté gravé dans ma mémoire. C’est un homme à la parole rare, effacé, très pointilleux. On me souffle aussi qu’il est « très calé » et « gardé comme un chef d’Etat ».

    Luc Sindjoun c’est aussi un très grand auteur, avec à son actif de nombreux articles scientifiques dans plusieurs domaines des sciences sociales et plusieurs ouvrages :

    -Les grandes décisions de la justice constitutionnelle africaine (2009)

    -État, individus et réseaux dans les migrations africaines (dir) (2005)

    -Sociologie des relations internationales africaines (2002)

    -L’État ailleurs (2002)

    -Biographie sociale du sexe, 2000

    -Le président de la République au Cameroun, 1982-1996 (1996)

    -Comment être opposant au Cameroun (dir) 2003

    -La révolution passive au Cameroun (dir) 1999


    SOURCE: https://bit.ly/2VFi7Qj

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