Sorties cinéma du 26 août : «Effacer l’historique», «Tenet»… nos coups de cœur

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    Deux gros morceaux déboulent dans les salles obscures cette semaine. L’un nous vient des Etats-Unis, c’est le blockbuster « Tenet », un film incroyable au croisement de l’espionnage et de la science-fiction dont on n’a pas fini d’entendre parler. L’autre, c’est « Effacer l’historique », la rencontre du duo Benoît Delépine-Gustave Kervern avec trois acteurs déchaînés, Blanche Gardin, Corinne Masiero et Denis Podalydès.

    Dans un lotissement, trois voisins se retrouvent piégés par les réseaux sociaux : Marie est victime d’un chantage à la sex-tape, Bertrand voit sa fille harcelée au lycée, et Christine, chauffeure VTC, ne récolte que des mauvaises notes. Ensemble, le trio va partir en guerre contre les géants du web, jusqu’à l’île Maurice et la Californie… Menée par un trio d’acteurs époustouflants (Blanche Gardin, Corinne Masiero et Denis Podalydès), cette comédie grinçante parle de surconsommation, de surendettement, de fake news, de l’« ubérisation » de l’emploi, des réseaux sociaux, et même des Gilets jaunes…

    A travers des saynètes et des répliques hilarantes, « Effacer l’historique » fait preuve d’une rare intelligence sociologique. Et nous régale avec ses seconds rôles géniaux (Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, Vincent Lacoste, Michel Houellebecq, Bouli Lanners, Vincent Dedienne…)

    « Effacer l’historique », comédie française de Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec Blanche Gardin, Denis Podalydès, Corinne Masiero… 1h46.

    Agent secret au sein d’une unité d’élite, le Protagoniste – oui, c’est ainsi qu’on l’appelle dans le film, on ne connaîtra jamais son nom – est chargé, après une mission dont il aurait dû ne pas réchapper, d’une affaire pour le moins mystérieuse : trouver qui peut bien mettre sur le marché un armement venu du futur. Des balles par exemple, qui ne se contentent pas d’avoir voyagé dans le temps : elles sont « inversées », elles apparaissent dans l’arme après qu’on a visé la cible !

    Ce film au budget colossal de 200 millions de dollars, qui sort ce mercredi en France et dans d’autres pays européens bien avant les Etats-Unis, constitue un morceau de bravoure comme on n’en voit qu’un par an, au mieux. Il comporte des scènes d’action dingues, dont les premières 20 minutes, une intervention militaire au sein d’un opéra, qui placent déjà la barre très haut. Mais « Tenet » comprend aussi des scènes de combat littéralement jamais vues, une poursuite automobile elle aussi totalement inédite, et un final guerrier dantesque dont le design renvoie au « Full metal jacket » de Stanley Kubrick, rien que ça.

    « Tenet » est aussi un hommage aux films d’espionnage à la James Bond, et une réflexion métaphysique sur le temps, une obsession du réalisateur, Christopher Nolan. Tout ça emballé dans 2h30 époustouflantes.

    « Tenet », film d’espionnage américain de Christopher Nolan, avec John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki, Kenneth Brannagh… 2h30.

    Zen, dépaysant, voilà un film qui fait du bien. « Dans un jardin qu’on dirait éternel » suit Noriko, une étudiante qui vit encore chez ses parents et hésite sur la voie à suivre pour travailler dans l’édition. Sa mère lui suggère d’apprendre l’art du thé auprès d’une voisine, Mme Takeda. Sa cousine Michiko la convainc de l’y accompagner, et les deux jeunes femmes découvrent peu à peu les innombrables subtilités de la cérémonie du thé. D’abord un peu réticentes, elles se prennent au jeu à mesure que les saisons et les années passent, et les enseignements de Mme Takeda les aident à affronter les événements majeurs de leur vie. « Dans un jardin qu’on dirait éternel » est le film parfait pour échapper aux anxiétés de la période actuelle.

    « Dans un Jardin qu’on dirait éternel », drame japonais de Tatsushi Omori, avec Kirin Kiki, Haru Kuroki, Mikako Tabe… 1h40.

    A la suite d’une opération trop agitée, Vladimir le chat, agent secret compétent, mais incontrôlable, est placardisé sur une plate-forme située dans la mer d’Orient. Là, il est contraint de faire équipe avec Hector le rat, un boulet qui passe son temps à manger des pizzas en regardant un feuilleton mièvre. Mais très vite, le tandem doit passer à l’action : il va poursuivre de mystérieux voleurs de « radiésite », une substance qui, en congelant les animaux, menace la planète tout entière…

    On n’a pas le temps de s’ennuyer avec cette histoire qui multiplie les rebondissements autour d’une intrigue très écolo, où il est question d’espèces en voie de disparition et de réchauffement climatique. A l’image de ce scénario, le graphisme de « Spycies » est touffu, parfois un peu trop, notamment lors des scènes de combat. Mais on s’amuse de ses nombreux gags et de ses personnages rigolos.

    Dani, une jeune Amérindienne rescapée d’une tragédie qui a décimé toute sa réserve, sauf elle, trouve refuge dans une institution étrange et isolée. On lui apprend que, même si elle ne le sait pas encore, elle dispose d’un super-pouvoir, comme la poignée d’autres résidents des lieux, des mutants…

    Même les super-héros peuvent connaître des petits coups de mou. Ou la mouise à répétition. Demandez aux « Nouveaux Mutants » : voilà deux ans qu’ils essaient désespérément de s’extirper du trou noir dans lequel les studios hollywoodiens les ont enterrés. Tout ceci pour les faire réapparaître en plein milieu d’une crise sanitaire majeure, et le même jour qu’un blockbuster attendu comme le Messie, « Tenet » !

    « Les nouveaux Mutants » relèvent pourtant de l’univers Marvel. Il est explicitement fait référence dans le film à leurs grands frères et sœurs, les X-Men, et le spectateur a également droit à une très brève séquence tirée de « Logan », la dernière aventure en solo de Wolverine. Mais cette déclinaison plus ado des « X-Men » n’est clairement pas une superproduction bourrée d’effets spéciaux. Le long-métrage, vraiment à part pour du Marvel, est plus intimiste et se distingue par des touches d’horreur à la « Insidious » ou « Annabelle » (il est interdit aux moins de 13 ans aux Etats-Unis), et des passages qu’on ne s’attend à voir ni dans son studio d’origine, ni chez Disney, qui le distribue ce mercredi : le personnage joué par Maisie Williams (Arya Stark dans « Game of Thrones ») va à confesse et avoue se masturber, avant d’aller embrasser une autre ado !

    « Les nouveaux Mutants », film américain de science-fiction de Josh Boone, avec Maisie Williams, Anya Taylor-Joy, Charlie Heaton, Alice Braga… 1h34.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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