World news – Dans l’enfer de Lesbos

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Le photographe Enri Canaj a fini par les retrouver. Samsula, un boxeur afghan de 61 ans, sa femme et ses enfants s’étaient réfugiés sous une tente de fortune, au bord de l’asphalte brûlant. Plus désespérés, plus démunis encore que lorsqu’il les avait quittés il y a une semaine à peine. Il les a cherchés longtemps dans le flot de migrants paniqués qui s’est déversé dans la nature lorsque Moria, le plus grand camp de réfugiés d’Europe, sur l’île grecque de Lesbos, est parti en flammes dans la nuit du 8 au 9 septembre.

Sur la route, à travers champs, sur les plages, et jusque dans les cimetières. Ils sont épuisés, ils ont peur, ils ont faim, ils ont soif. Le semblant de vie quotidienne qu’ils avaient réussi tant bien que mal à réinventer sous leur tente bien ordonnée, les trois petits chats qu’ils avaient adoptés, les cours de boxe que Samsula prodiguait aux enfants du camp… partis en fumée. Ils ont tout perdu. « La vie dans le camp de Moria était terrible. Mais c’est encore pire aujourd’hui. Ils dorment dehors sur les routes. Ils sont devenus des sans-abri », raconte Enri Canaj, dont nous publions les photos.

Cela fait huit ans que le photographe se rend régulièrement sur l’île de Lesbos. Il fut l’un des premiers à couvrir les arrivées des canots bondés sur ses côtes. Peut-être parce que ces migrants arrachés à leur terre lui rappellent celui qu’il fut lui-même. Lui, le petit Albanais débar


SOURCE: https://www.w24news.com

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