World news – Fatima Ouassak : « Les luttes de la classe populaire finissent toujours par être confisquées »

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« Je n’étais qu’une mère, c’est-à-dire, dans la société actuelle, presque rien. » Avec « la Puissance des mères » (La Découverte), ouvrage conçu comme un outil stratégique (presque un mode d’emploi) la politologue Fatima Ouassak revendique une « montée en puissance » des mères, cet « angle mort du féminisme », afin qu’elles deviennent « un nouveau sujet révolutionnaire ».

La cofondatrice du « Front de mères » (syndicat de parents de quartiers populaires) s’appuie notamment sur son expérience du racisme, des violences policières et du sexisme. Entretien.

A l’origine de « Front de mères », il y a une lutte pour un sujet très simple en apparence, pour des repas végétariens dans la cantine de votre fille à Bagnolet. Quels obstacles avez-vous rencontrés ?

Au départ, ce n’est même pas une lutte. C’est seulement une question technique : je remplis un papier pour ma fille qui entre à l’école, et je m’aperçois qu’il n’y a pas, comme à la crèche, la possibilité de choisir un plat végétarien : on sert de la viande aux enfants 5 jours sur 5, alors même que l’OMS recommande déjà à l’époque d’en consommer deux à trois fois par semaine maximum. Etant moi-même végétarienne, sensible aux enjeux environnementaux et à l’impact des élevages sur le réchauffement climatique, je vois cela comme un dysfonctionnement. Je ne suis pas la seule. Le député Yves Jégo (UDI) vient même de déposer une proposition de loi pour une alternative végétarienne dans tous les établissements publics à l’horizon 2020. Le

On n’instaure pas la dictature pour sauver la révolution, on fait la révolution pour instaurer la dictature…


SOURCE: https://www.w24news.com

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