World news – Fitness, santé et divertissement : Apple parie sur les services

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Restait-il quelque espoir ce mardi 15 septembre, de voir apparaître sur l’écran de la keynote d’Apple, l’iPhone 12 espéré ? Pas vraiment. C’est donc sans surprise qu’après un peu plus d’une heure de présentation depuis Cupertino, Tim Cook a invité son public virtuel à s’emparer de « tous les produits et services » dessinés ou concoctés par la firme à la pomme depuis plus d’un an. Tous, sauf un : l’iPhone qui a fait sa renommée dans le monde d’avant, et qui, en temps normal, est le roi de la fête. Pas prêt ? Bloqué dans les usines de Zhengzhou ? Ou juste dissimulé dans l’herbe verte du campus californien pour obliger consommateurs et journalistes à se concentrer sur autre chose que le nombre de caméras au dos d’un écran ou l’emplacement d’une encoche ?

L’hypothèse (totalement extrapolée, pas d’affolement) est séduisante. Car c’est clair, en temps normal, on zappe un peu les digressions sur les performances de la dernière AppleWatch du leader du genre ou les détails du package de services que ce géant de la tech (valorisé fin août plus de 2000 milliards de dollars) a bien envie de nous refiler en sus.

Et pourtant… Prenons l’Apple Watch series 6 qui ouvre le bal de cette keynote un peu spéciale. N’a t-elle pas fière allure dans son nouvel éventail de couleurs chatoyantes (dont un rouge flamboyant très post Covid dont il faudra reparler) ? Et cette interface personnalisable quasiment à l’infini ? Et ses nouvelles fonctionnalités ? Depuis la nouvelle appli intégrée Sleep, pour suivre la qualité de ses nuits, à toute une série de capteurs pour évaluer sa santé ou détecter une éventuelle chute et lancer un SOS, elle en a sous le cadran. « Elle peut sauver des vies » insiste Tim Cook en préambule en soulignant (ce n’est pas la première fois) la coopération d’Apple avec les plus grandes universités ou centres de recherche du pays.

Mieux, sur cette nouvelle série qui tenait donc la vedette ce 15 septembre, il est désormais possible de mesurer le taux d’oxygène dans le sang en 10 secondes, un indicateur capital pour évaluer « son bien être général ». Mais aussi, la firme américaine se garde pourtant d’en prononcer le nom, pour suivre l’un des signes majeurs de l’infection au Covid 19… Bien vu pour une entreprise qui ne cache pas ses ambitions dans le domaine de la santé et de la prévention.

Qui dit santé, pense évidemment sport, fitness, entraînement… Des fonctions qui n’ont pas été oubliées lors de la présentation au long cours de l’Apple Watch series 6. Et c’est plutôt rafraîchissant. Au programme donc, un nouvel altimètre plus performant (et toujours allumé pour ne rien rater de ses exploits ascensionnels) mais surtout une offre associée de coaching sportif sous forme de petites vidéos bien enlevées et franchement tentantes si ce service sur abonnement – Apple Fitness +- avait été proposé en France…

Passons vite sur ce fruit défendu pour nous concentrer sur la petite sœur de l’Apple Watch series 6, l’Apple Watch Serie E. A 299 euros – contre 429 euros pour la première – cette montre joue clairement la carte de l’accessibilité (ok, ce n’est pas non plus la braderie de l’année) mais surtout dévoile sur une offre famille très séduisante. Pour preuve une petite plongée en vidéo dans le cadre idyllique et un tantinet bohème d’une famille américaine CSP + (oui, Apple ne vise pas le bas de l’échelle, faut-il le rappeler).

Au poignet des marmots la montre, dans la main de la mère, un iPhone. Résultat : un mode Family Setup qui permet d’associer, par exemple, le téléphone parental à la montre des enfants (ou d’un senior) sans qu’ils aient besoin d’un iPhone. Pratique pour une surveillance – souple – et à distance. Apple n’est pas leader pour rien en ce royaume dont il maîtrise parfaitement les codes techniques, et dont il accélère maintenant la partie servicielle.

Cette mise en avant de l’Apple Watch, que le constructeur a longtemps poussé seul et par vent contraire, s’avère de fait loin d’être anodine. Elle est en effet, le rappelle Thomas Husson, vice-Président et Analyste Principal du cabinet Forrester dans son décryptage « un élément clef du pivot vers une stratégie de services et permet à Apple de continuer à innovant en ayant développé une catégorie de produit qui n’existait tout simplement pas il y a quelques années ».

L’autre point fort de la marque est l’iPad, dont Tim Cook a rappelé qu’il avait fêté ses dix ans cette année (fin janvier). Deux modèles furent dévoilés lors de cette keynote : un iPad 8e génération plutôt abordable (à partir de 389 euros) et un très bel iPad Air décliné en une palette de 5 couleurs à partir de 669 euros. Les deux articles sont dotés de la puce A12 Bionic, pour plus de puissance (clin d’œil appuyé aux gamers). On apprécie, mais ce n’est pas une nouveauté, la prise de notes à l’aide du pencil, et leur transcription en mode clavier. Toujours bluffant et bien mis en avant dans cette keynote. Enfin, et c’est logique, Apple vend avec ses iPad une expérience cinéma grâce à la qualité de son écran Retina de 10,2 pouces et un son stéréo. Ne reste plus qu’à adhérer à son offre de streaming video…

Et voilà pour le final de cette keynote sans iPhone. C’était attendu par les spécialistes du secteur, c’est chose faite. Apple a bel et bien profité de cette keynote pour montrer les muscles sur le terrain des services, une bataille qui peut rapporter gros. D’où cette annonce d’un package « Apple One » comprenant un abonnement aux six offres de services de la maison : iCloud, Apple Music, Apple TV +, Arcade, Apple news, et désormais le tout nouveau Fitness + présenté lors de cette keynote. Reste à convaincre les consommateurs de débourser 14,99 dollars par mois (abonnement individuel) pour accéder à cet écosystème complet. Une bonne façon de se distraire en attendant la sortie du prochain iPhone. Dans quelques semaines ?


SOURCE: https://www.w24news.com

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