World news – FR – L’étape du Tour dans le rétro : en 1973, Thévenet domine Ocana à Méribel

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Nous sommes en 1973. Cette année-là, le Tour de France a perdu son roi. Eddy Merckx n’est pas là. Le Cannibale vainqueur des Tours précédents depuis 1969 a en marre, l’« anti-merckxisme » est à son apogée et l’immense champion belge ne veut pas lui donner du crédit. « C’est mon plus gros regret. Il y avait beaucoup d’anti-Merckx à cette époque en France. On n’aimait pas me voir tout gagner. J’ai décidé de privilégier un doublé Giro-Vuelta. C’était une bêtise car je l’aurais gagné et j’aurais été le premier à remporter cinq Tours consécutivement. Et même six à la fin. Après, ce record n’aurait pas été essentiel. Je voulais juste être le meilleur de ma génération. Je crois que j’y suis arrivé », nous dira la légende belge en 2019.

En 1973, le Tour est donc promis à un Espagnol aussi talentueux que taciturne : Luis Ocana, que le destin et une chute dans le col de Mente avaient privé de la victoire deux ans plus tôt. Mais l’Ibère a du fil à retordre avec un jeune Français qui prend rendez-vous, Bernard Thévenet.

Au départ du Tour aux Pays-Bas, le Grenoblois porte le maillot de champion de France. A cette époque, le Tour se court encore parfois sur le format de demi-étapes : une le matin et une autre l’après-midi. Deux vainqueurs quotidiens pour le prix d’un : bienvenue dans les années 1970 !

Le 8 juillet, avant le repas du midi entre Divonne et Gaillard (86 km), Ocana fait coup double. Il remporte le bout d’étape et prend le maillot jaune pour la première fois. Il le gardera jusqu’à Paris.

L’après-midi, entre Gaillard et Méribel (150 km), il pleut à torrent. Sur les pentes humides, plusieurs hommes mènent la charge, tous des futurs vainqueurs de la Grande Boucle : Zoetemelk, Van Impe, Thévenet et Ocana accompagnés du deuxième espagnol du groupe, José-Manuel Fuente. On est là entre seigneurs. A trois kilomètres du sommet, sous le déluge, Thévenet porte son attaque. Ocana riposte, mais c’est trop tard : « Ocana était le plus fort. J’ai profité du fait qu’il surveillait surtout Fuente. Il est évident que s’il continue sur ce rythme-là, il sera imbattable », dira plus tard le double lauréat du Tour. Il reste à ce jour, le seul vainqueur d’une étape à Méribel.


SOURCE: https://www.w24news.com

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