World news – « Gringe, en tant que mère, deux fois merci pour ce livre qui parle vrai des schizophrénies »

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Merci! Cet été je me suis laissée embarquer par votre histoire grâce à ton témoignage inédit écrit à quatre mains avec en prime la voix de ton frère Thibaut. Des tranches de vie rythmées par une lucidité grinçante où l’humour arrive à résister.

Merci aussi parce que ton livre est la meilleure réponse au reportage “Les fous d’Allah” diffusé sur France Télévisions: parce que jeudi dernier, ils ont pris très cher, les entendeurs de voix et les “schizophrènes”!

Heureusement aujourd’hui les magazines d’information ont perdu le monopole de la parole médiatique et “cerise sur le gâteau”, les jeunes ne regardent plus les émissions de télévision.

Tu n’imagines pas l’immense joie de voir sur les réseaux sociaux une foule de jeunes qui liront ton livre, pressée de te demander un autographe.

En ce moment c’est toi qui captes l’attention pour aborder un sujet fréquent et sérieux car plus de 600.000 personnes en France vivent avec une schizophrénie, ce qui fait plus de 2 à 3 millions de personnes concernées. Parmi elles, combien de frères et de sœurs qui ont vécu les mêmes expériences que toi?

«Ton livre m’a aidée à comprendre ce que ressent l’entourage et le mal-être des frères et sœurs quand la maladie psychique débarque.»

Comme Thibaut, par moment mon fils entend des voix qu’il a longtemps passées sous silence. Aujourd’hui dans notre société, le fait d’entendre des voix est suspect, voire dangereux.

Des manifestations pourtant fréquentes et injustement stigmatisées, car “schizophrène” ou pas, 8 à 10% de personnes en France entendent des voix, ce qui représente beaucoup de monde.

Tu décris un frère sensible, cultivé et bienveillant. Il accompagne ta tristesse quand tu en as besoin. On est loin de l’image du fou dangereux imprévisible que certains médias ignorants tentent de nous dépeindre.

En te lisant, mes souvenirs se superposent, le sentiment d’impuissance devant la métamorphose de mon fils avec qui j’avais du mal à communiquer, les exaltations, la souffrance intolérable, l’incompréhension de l’entourage… mais je n’imaginais pas à quel point le vécu d’un frère face à la maladie pouvait être douloureux.

Trop souvent mise à l’écart, la fratrie est confrontée au choc de l’apparition de la maladie, les frères et sœurs éprouvent alors des sentiments ambivalents, comme la culpabilité d’être celui ou celle en bonne santé et aussi de la colère, de la honte parfois, de la jalousie envers celui qui capte toute l’attention dans la famille.

Comme les parents, les frères et sœurs ont besoin d’être entendus, d’être informés, de se former aussi, il est urgent de les accompagner.

“Ensemble on aboie en silence”: ton livre m’a aidé à comprendre ce que ressent l’entourage sur le mal-être que traversent les frères et sœurs quand la maladie psychique débarque, mais aussi sur la puissance réparatrice de l’amour fraternel.

A voir également sur Le HuffPost: La schizophrénie ressemble-t-elle à un dédoublement de la personnalité façon “Black Swan”?

Autrice du livre « Des lumières sur le ciel », membre du Collectif Schizophrénies, milite pour un changement de regard sur les schizophrénies


SOURCE: https://www.w24news.com

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