World news – Le grand « foutoir » de la gauche dans le Val-de-Marne : six candidats à la législative partielle

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Si l’union de la gauche est un combat, il parait déjà perdu à Vitry et Alfortville. A l’heure où les appels au rassemblement se multiplient au niveau national, la législative partielle de la 9e circonscription du Val-de-Marne, qui aura lieu dimanche, montre exactement l’inverse avec six candidatures de gauche.

Pourquoi une législative partielle dans cette circonscription, fixée les 20 et 27 septembre ? Le député Luc Carvounas, élu maire d’Alfortville aux élections municipales en mars dernier, a choisi de privilégier son mandat local, et sa suppléante a refusé de siéger au palais Bourbon, déclenchant ainsi une législative partielle. Et l’ambiance est un brin tendue.

« La politique est un grand foutoir localement », résume Sandra Régol. La secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et candidate sur la circonscription qui englobe donc les villes de Vitry et Alfortville, ne s’attendait pas à provoquer de tels remous en arrivant sur le territoire.Radicaux ou pragmatiques : qui sont les nouveaux maires écolos ?

Le député sortant Luc Carvounas (PS) ne décolère pas face à ce qu’il appelle « un parachutage », alors qu’il avait été élu en 2017 avec l’appui d’EELV. Lui soutient son adjointe, Isabelle Santiago (PS), qui pâtit de l’absence d’accord entre verts et socialistes pour les sénatoriales du 27 septembre, avance Carvounas. « Les écolos se sont dit, “s’il n’y a pas d’accord, on présente des candidats” », ajoute l’élu, « et puis la gauche est extrêmement fracturée à Vitry ».

Le contexte local pèse en effet lourd. En juin dernier, le candidat communiste Jean-Claude Kennedy est élu maire de Vitry-sur-Seine, ville la plus importante du département avec 91 000 habitants. Mais lors du conseil municipal d’installation de la nouvelle équipe, c’est Pierre Bell-Lloch qui est élu à sa place par les conseillers municipaux.

Ce que les communistes ont appelé le « putsch de Vitry », dans l’une des dernières vitrines de la ceinture rouge, a provoqué une fracture profonde chez les militants locaux. Résultat, la candidate communiste Fatmata Konaté, adjointe de Pierre Bell-Lloch, a vu le Conseil national du parti lui retirer son investiture. Elle n’a théoriquement plus le droit d’utiliser le logo du PCF sur ses tracts et affiches… où il apparaît pourtant toujours.

Le conflit n’a pas fait de dégâts qu’au parti communiste. Chez les écolos, un élu de Vitry, Abdallah Benbetka, a été suspendu d’EELV par les instances régionales pour avoir soutenu le coup de force du maire. Il a donc décidé de présenter une candidature dissidente aux législatives du 20 et 27 septembre. « Sandra Régol a été désignée en infraction totale, sans consulter les groupes locaux d’EELV alors que le parti est très à cheval sur la démocratie participative », dénonce-t-il.

La numéro 2 des verts conteste ces accusations de parachutage. Elle affirme avoir été sollicitée par un collectif de citoyens implanté à Vitry, La Fabrique, qui souhaitait mettre en avant une figure d’envergure nationale. Elle a d’ailleurs choisi comme suppléante une adhérente de ce collectif : Anissa Tibah.

Si l’on ajoute les candidatures de Christian Benedetti (LFI) et Sandrine Ruchot (LO), on compte six candidats de gauche sur les neuf qui se présentent. Un boulevard pour la droite et LREM ?

Démonstration in vitro ce que sera la gauche à la présidentielle de 2022 avec au moins un(e) candidat(e) écolo, un(e) candidat(e) PS, un(e) candidat(e) communiste, un(e) candidat(e) radical de gauche, et bien sûr Mélenchon par-dessus tout ça .


SOURCE: https://www.w24news.com

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