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Monde Ursula von der Leyen dévoile un plan pour la relance et le climat

PROJET Climat, vaccin contre le coronavirus, Brexit, tensions en Méditerranée, racisme… La présidente de la Commission européenne a détaillé son plan d’action

Publié le 16/09/20 à 13h30
— Mis à jour le 16/09/20 à 13h49

Lors de son premier discours sur l’état de l’Union européenne, ce mercredi,
la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a dévoilé son plan de bataille. Au programme : une Europe plus résistante face aux menaces sanitaires, au changement climatique et à la crise économique.

Celle qui a fait du green deal un pilier de son mandat a annoncé, devant les eurodéputés qu’elle entendait rehausser l’objectif de réduction
des émissions de gaz à effet de serre de l’UE pour 2030, actuellement fixé à -40 % par rapport au niveau de 1990, à -55 %.

Ce relèvement, qui aurait d’importantes conséquences pour les secteurs de l’énergie, des transports ou de l’agriculture, « est trop important pour certains et insuffisant pour d’autres », a reconnu Ursula von der Leyen. Mais « notre économie et notre industrie peuvent y faire face », a-t-elle assuré. L’objectif s’inscrit dans le projet plus vaste de faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone en 2050, c’est-à-dire capable de faire l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption. Dans cet esprit, le plan de relance européen de 750 milliards d’euros sur lequel les Etats membres se sont entendus en juillet pour sortir de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, sera financé à 30 % par des obligations vertes.

« Nous faisons œuvre de pionnier en élaborant une norme de l’UE solide en matière d’obligations vertes », a affirmé l’Allemande. Face au Covid, qui a provoqué des réponses nationales en ordre dispersé et mis à l’épreuve la solidarité européenne, elle a appelé à une « Union européenne de la santé », un secteur qui relève des compétences de chaque Etat. « Nous créerons une agence de recherche et de développement biomédicaux avancés au niveau européen, comme cela existe aux Etats-Unis », a-t-elle affirmé.

Et face à la féroce concurrence mondiale sur la recherche d’un vaccin, elle a averti que « le nationalisme vaccinal met des vies en danger ». « Nous devons veiller à ce que les citoyens européens et ceux du monde entier y aient accès (…) Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous en sécurité », a-t-elle poursuivi.

Sur le front du Brexit, alors que les relations s’enveniment avec Londres, la présidente de la Commission a averti : l’accord scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, signé en janvier, ne peut être modifié unilatéralement.

« C’est une question de droit, de confiance et de bonne foi », a-t-elle affirmé, alors que le Parlement britannique vient d’approuver un projet de loi revenant en partie sur les engagements pris dans l’accord de retrait, et que les perspectives d’une sortie ordonnée du Royaume-Uni s’amenuisent. La fin de l’année marque la fin de la période de transition. Ursula von der Leyen qui a promis de diriger une Commission « géopolitique », a aussi mis en garde la Turquie contre toute tentative d’« intimidation » dans le conflit gazier qui l’oppose à la Grèce en Méditerranée orientale. « Si nous sommes géographiquement proches, la distance entre nous semble ne cesser de croître », a-t-elle déclaré.

Les tensions en Méditerranée orientale seront au cœur d’un sommet européen des 24 et 25 septembre, de même que la situation au Bélarus où se poursuit sans relâche la répression des opposants au président Loukachenko. Autre dossier ultrasensible pour l’UE : la migration. L’incendie du camp de migrants de Moria, le plus grand d’Europe, nous rappelle « douloureusement que l’Europe doit agir dans l’unité », a déclaré la cheffe de la Commission, qui doit présenter le 23 septembre une réforme très attendue de sa politique migratoire.

« Si nous intensifions nos efforts (au niveau européen), nous attendons de tous les Etats membres qu’ils intensifient eux aussi leurs efforts », a-t-elle dit, face aux refus passés de certains pays de l’Est d’accueillir des demandeurs d’asile. Ursula von der Leyen, a enfin annoncé qu’elle allait présenter « un plan d’action » contre le racisme et les « crimes de haine, qu’ils se fondent sur la race, la religion, le genre ou la sexualité ». Les zones « sans LGBTQ » qui ont été décrétées en Pologne sont des « zones sans humanité » qui « n’ont pas leur place » dans l’UE, a dit l’Allemande, qui veut aussi que le droit de parentalité des couples du même sexe reconnu dans un Etat membre le soit dans tous.

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SOURCE: https://www.w24news.com

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