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Yasmina Reza : « J’ai l’impression de remettre en question la norme, l’identité, tout ça à la fois »

Sonia Devillers reçoit la romancière et dramaturge Yasmina Reza pour son texte "James Brown mettait des bigoudis", publié chez Flammarion et joué au théâtre de La Colline.

Un personnage qui prend vie

Jacob Hutner, personnage principal de la pièce « James Brown mettait des bigoudis » de Yasmina Reza, passe des pages d’un livre aux planches d’un théâtre. Dans ce texte, le théâtre de la Colline décrit cette pièce comme une « fantaisie au sens musical du terme sur l’identité ou la différence ». Jacob, qui se vit en Céline Dion, se retrouve dans une maison de repos, entouré d’une nature ordonnée et impavide. Il se lie d’amitié avec Philippe, un homme blanc qui s’identifie comme noir ou qui aspire à le devenir. Le degré de déraison des personnages reste incertain, mais la pièce explore des questions profondes sur la construction de soi et l’émancipation.

Une exploration de l’identité et de la différence

La pièce aborde des thèmes tels que la norme, l’identité, le chagrin, la solitude et l’inanité de nos efforts dans le cours du temps. Les personnages se questionnent sur la construction de l’être humain, sur les projections et les modèles qui nous façonnent. La psychiatre chargée du traitement de Jacob ne cherche pas à ramener les patients à leur définition d’origine, mais plutôt à les harmoniser et à les rendre aptes à assumer leur émancipation. Yasmina Reza souligne l’importance de traiter le sérieux et la gravité de manière inextricable, et dans cette pièce, elle explore des logiques plurielles, évitant de réduire les personnages à des pensées uniques.

Une excentricité émouvante

Yasmina Reza affirme avoir toujours traité le sérieux et la gravité de manière inextricable, et dans cette pièce, elle pousse l’excentricité à son paroxysme, créant ainsi une émotion d’autant plus forte. Elle s’intéresse profondément aux logiques plurielles et refuse de se limiter à une seule vision ou opinion. Pour elle, demander à un auteur ce qu’il pense de quelque chose est grotesque, car ses personnages pensent de manière différente les uns des autres. Cette approche déconstructrice permet d’explorer la complexité de l’identité et de la différence de manière profonde et captivante.

Mots clés: Jacob Hutner, James Brown mettait des bigoudis, Yasmina Reza, théâtre de la Colline, identité, différence, construction de soi, émancipation, excentricité, logiques plurielles.

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