Voici pourquoi Un policier vicitme d’un accident exige 36 millions ‘de dommages injustifiés’

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    Après deux reports de l’affaire, un officier de police judiciaire en service au commissariat de Ngoa-Ekelle, a répondu aux abonnés absents alors qu’il était attendu devant la barre pour justifier avec des documents à l’appui, le montant qu’il avait exigé en guise de dommages et intérêts dans un accident de la circulation dont il a été victime. Le tribunal qui a constaté son absence, comptes rendre son verdict à la prochaine audience.

    Ibrahim Salif Mouliom Nda Chingam, policier en service au commissariat de Ngoa-Ekelle, ne fait pas signe de vie alors qu’il est attendu depuis deux audiences par le Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé centre administratif. Le juge lui avait demandé d’apporter les documents justificatifs de la somme de 36 millions de francs qu’il exige en guise de réparation des dommages qu’il prétend avoir subis suite à un accident de la route.

    Depuis, on ne l’a plus revu devant la barre. Le policier est en procès contre Ernest Njoh, conducteur de camion employé à la société Ingénieur Consulting Associes Sari. Les deux hommes étaient entrés en collision à bord de leurs véhicules le 27 octobre 2017 au quartier Olembe à Yaoundé.

    Aucours du jugement public de cette affaire, Ibrahim Salif Mouliom Nda Chingam s’était constitué partie civile, après que le tribunal ait reconnu Ernest Njoh, coupable des faits de défaut de maîtrise au volant, les infractions, initiales d’homicide involontaire et de fuite ayant été écartées. Il avait sollicité la somme de 36 millions de francs représentant les dommages et intérêts pour les différents dégâts matériels et corporels qu’il disait avoir subis1.

    Il énumérait, entre autres, un ordinateur portable et ses accessoires, en plus d’une somme d’environ 450 mille francs. Il avait également évalué les dommages enregistrés sur son véhicuie et les avait évalués à 4 millions de francs. Il demandait qu’il lui soit versé un montant de 6 millions pour le préjudice matériel par lui subi.

    A côté de ses différentes sommes, le policier réclame au camionneur le paiement de 10 millions de francs au titre des lésions corporelles établies par un rapport du Dr Jean Jacques Nono, expert agrée en «évaluation du dommage corporel auprès des Cours. Ledit bilan indique une incapacité physique permanente dans la période allant du 27 octobre 2018 à janvier 2019, soit 15 mois d’inactivité.

    Au final, il fixe le montant global de la réparation à 36 millions de francs, expliquant que la société Ingénieur Consulting Associes Sari qui est civilement responsable des faits reprochés à son employé, devait être condamnée à des peines pécuniaires. C’est une demande que le juge a rejetée, estimant qu’elle ne repose sur aucun calcul objectif, ni sur des pièces justificatives. Il avait exigé du policier toutes les pièces qui soutenaient ses déclarations. Et depuis lors, Ibrahim Salif Mouliom Nda Chingam n’a pas réagi.

    Assemblage de fraudes

    Après deux reports de l’affaire, Me Nkwenti Daniel Anguafor, l’avocat du mis en cause, a profité de ce manquement pour davantage saler la sauce du plaignant. Dans ses observations, il relève que le policier à qui «le tribunal a concédé deux renvois afin de consolider les calculs en respect du code Cima, et si possible de présenter toutes les pièces justificatives des dépenses prétendument effectuées, a brillé par sa carence, laissant ainsi manifester le caractère dilatoire de sa demande».

    Par ailleurs, il note que des incohérences et des contradictions ont été dénoncées dans les déclarations de la victime d’une audience à l’autre. Entre autres, déclarations controversées, l’avocat relève le fait curieux que M. Mouliom Nda Chingam affirme avoir été admis en soins intensifs à l’Hôpîtal de la police, le 27 octobre 2017, jour de la survenue de l’accident, se retrouve à la brigade de gendarmerie en état de conscience et être apte à répondre aux questions des enquêteurs le lendemain.

    Il indique également que le plaignant affirme avoir été transféré de l’Hôpital de la police pour l’Hôpital central de Yaoundé pour y subir des soins appropriés, sans pouvoir présenter au tribunal la fiche qui signalait l’urgence du transfèrement. L’homme en robe noire conclut que dans ses envolées mensongères, dépose une certificats médico-légaux justifiant des incapacités temporaires de travail (ITT) de 90,60 et 30 jours sans présenter un examen médical ayant entraîné des conclusions d’une gravité.

    «Etant donné que Salif Mouliom Nda Chingam ne présente aucune diminution physique visible et qu’il vaque normalement à ses occupations professionnelles, le tribunal devra tirer la conséquence de son affabulation qui n’est en réalité qu’un assemblage de fraudes visant à tromper sa vigilance», a souligné l’avocat.

    S’agissant de la demande de réparation sollicitée par le policier, Me Nkwenti Daniel Anguafor dit que le plaignant a déclaré la disparition de son véhicule alors que les témoignages recueillis sur le lieu de l’accident affirment qu’il a remorqué ledit véhicule trois jours après l’accident. Il demande au tribunal de constater que la demande du policier est une imposture qui ne sera basée que sur un tissu de mensonges, et la rejeter parce qu’elle est sans fondement.

    En rappel, le 27 octobre 2017, un accident de circulation a réveillé les populations du quartier Olembe à Yaoundé. Le procès-verbal de l’enquête préliminaire renseigne que dans les premières heures du matin, alors que le policier se rendait à son lieu de service à Ngoa-Ekelle, il est entré en collusion avec un camion transportant du sable qui venait dans le sens inverse.

    Quant aux circonstances de l’accident, les deux chauffeurs se jettent réciproquement le tort. Le plaignant accuse le camionneur d’avoir roulé en toute vitesse et du côté. Le mis en cause retorque que c’est la faute revient au policier qui roulait à tombeau ouvert et est entré sous le camion.»

    source: https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/Un-policier-vicitme-d-un-accident-exige-36-millions-de-dommages-injustifi-s-514219

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